Israël menace de réitérer une autre guerre des six jours :Le silence assourdissant du monde arabe

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Les va- t-en guerre sionistes, à leur tête, le criminel de guerre   Benyamin Netanyahu et son cabinet extrémiste ne se gênent même plus de parler de guerre préventive contre l’Iran et le Liban, ni plus ni moins. Leur logique : Frapper les premiers et causer le plus de dégâts possibles vaut mieux qu’attendre que l’adversaire vous tombe dessus. Ils comptent bien sur  l’appui des Etats–Unis, de l’occident et des pays arabes « alliés ».

Avec tout ce qui s’est passé dernièrement présentant l’entité sioniste comme ayant l’avantage du terrain de toutes les opérations qu’elle mène la réaction arabe a été quasi muette, isolant ainsi ceux qui sont en première ligne contre l’expansionnisme sioniste dont l’ambition est de mettre sous sa coupe ses voisins arabes, à l’exception de l’Irak, du Yémen contrôlé par les houtis,  de la Syrie de Bachar El Assad  et bien sûr du Liban sous l’influence du Hezbollah. Il semble que ces voisins arabes dont une grande partie d’entre eux ont signé l’accord de la honte et de l’humiliation désigné sous le terme inapproprié « Accord d’Abraham » voient plutôt l’Iran comme leur principal ennemi au lieu de ce sionisme qui s’est accaparé de terres arabes depuis 1948 et 1967 les annexant pratiquement puisqu’il leur a déjà donné les noms de Judée et de Samarie. Ces Etats arabes se sont fait à l’idée de l’humiliation qu’ils avaient subi en 1967  en seulement six jours et se sont résignés à la puissance guerrière de l’entité sioniste. Pire ils se sont empressés par la suite de signer des accords de non belligérance et avaient reconnu dans la foulée l’Etat sioniste. Les sionistes ont depuis ce temps là leurs ambassades au Caire et à Amman. Le seul pays musulman qui ne reconnait pas l’existence d’Israël, c’est l’Iran. Paradoxe des paradoxes pourrait –on dire  c’est cette Perse considérée comme ennemie héréditaire des arabes dont on dit qu’elle méprise  ces derniers à cause de leurs compromissions et faiblesses qui a pris fait et cause pour les palestiniens sans jamais faillir un seul instant à leur soutien. L’autre grief reproché à l’Iran  c’est cette divergence  religieuse qui les  divise en deux visions de l’Islam, celui  réclamé  par la république islamique  qui est shi ite et l’autre partagé par une grande partie du monde arabe qui est sunnite. Il se trouve que les sionistes et les occidentaux n’ont cessé de jouer sur cette division, d’abord identitaire qui considère les Perses comme des Aryens et religieuse en jetant de l‘huile sur le feu en insistant sur le caractère soi disant hérétique de la Shi’à. Il se trouve que ces concepts et idées malveillantes envers un Etat musulman, indépendamment de sa propre lecture de l’Islam, est également nourri par des courants de pensée arabes la plupart du temps rétrogrades qui font une lecture figée de la religion islamique. Tous ces éléments assemblés les uns à coté des autres font le jeu du sionisme mondial et des évangélistes ennemis viscéraux  de l’Islam sunnite ou shiite. Alors la question reste posée. Elle est d’ailleurs ouverte : Les Arabes réagiront–ils si l’Iran,  le Liban la Syrie et le Yémen seront séparément attaqués? Si c’est le cas leurs peuples applaudiront sinon ils continueront de pleurer en refoulant comme ils le font depuis 1967 leur culpabilité.

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