Maroc: La Descente aux Enfers d’un Régime qui a Vendu son Âme

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Le royaume chérifien,  s’est rapidement transformé en un théâtre absurde où la trahison nationale se fait au nom de la reconnaissance internationale. Sous le règne de Mohammed VI, les relations entre le Maroc et le régime sioniste ont atteint un point de non-retour, s’accélérant dangereusement depuis son arrivée au pouvoir en succédant à prétendu  père, Hassan II.

L’accord du 22 décembre 2020, officialisant les relations entre Rabat et Tel Aviv, a été vendu comme un coup de maître diplomatique, en échange de la reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental. Mais derrière cette façade de victoire se cache une réalité bien plus sombre : celle d’un régime qui a vendu son âme au diable. En trois ans et demi de normalisation, les échanges entre le Maroc et Israël n’ont cessé de se multiplier, notamment dans le domaine de la sécurité, au mépris de l’indignation populaire. Le Maroc, jadis fier de sa solidarité avec la cause palestinienne, s’est transformé en un client de choix pour l’industrie militaire israélienne. Le dernier rapport du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) en est la preuve accablante : le Maroc est désormais le troisième plus grand importateur d’armes israéliennes, après les États-Unis et la France, pour la période 2020-2023. Et ce n’est pas tout. En mars 2024, le royaume a conclu un contrat de 1 milliard de dollars pour l’acquisition de deux satellites espions « Ofek 13 », fabriqués par l’industrie aérospatiale israélienne, une transaction qui témoigne de la servilité du régime marocain envers un État qui bombarde sans vergogne Ghaza et d’autres terres arabes. Non content d’acheter du matériel militaire à un régime oppresseur, le Maroc s’apprête à entrer dans le cercle fermé des fabricants de drones militaires grâce à la coopération avec la société israélienne BlueBird Aero Systems. Une ironie cruelle quand on sait que ces drones seront fabriqués sur le sol marocain, par un régime qui s’enorgueillit de sa « souveraineté », mais qui n’hésite pas à se soumettre à une puissance étrangère, complice des massacres de civils innocents. La mise en place de cette industrie militaire sous-traitée avec Israël est une gifle à l’histoire et à l’intégrité du peuple marocain, qui n’a de cesse de manifester son désaveu de cette alliance contre-nature. Mais qu’importe, tant que le régime peut se prévaloir d’une reconnaissance internationale, fût-elle obtenue au prix de sa dignité. Ce que Mohammed VI n’a pas encore compris, c’est qu’en vendant son âme, il a aussi hypothéqué l’avenir du royaume, le précipitant dans une spirale de dépendance et de déshonneur dont il sera difficile de sortir.  C’ est un cri d’alarme pour tous ceux qui croient encore que le Maroc peut redresser la barre. Le temps presse, et chaque jour qui passe voit le royaume s’enfoncer un peu plus dans la déliquescence morale et politique. Combien de temps encore avant que ce régime, aujourd’hui complice des pires exactions, ne devienne lui-même un pantin désarticulé aux mains de ses nouveaux maîtres ?

 

Par Mohamed Tahar Aissani

 

 

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