En Algérie, la question palestinienne transcende les clivages politiques, s’imposant comme un point d’unité au sein de la scène électorale à l’approche de la présidentielle du 7 septembre.
Les trois candidats en lice, Youcef Aouchiche du Front des forces socialistes (FFS), Abdelmadjid Tebboune, candidat indépendant, et Abdelaali Hassani Cherif du Mouvement de la société pour la paix (MSP), ont exprimé, dans leurs discours respectifs, un soutien indéfectible à la cause palestinienne, faisant de cette position un pilier de leur campagne.
Une solidarité historique et indéfectible. La Palestine, symbole de lutte et de résistance, occupe une place prépondérante dans les programmes électoraux des candidats. Cet engagement, loin d’être une simple formalité, traduit une solidarité historique profondément ancrée dans la conscience collective algérienne. En effet, depuis l’indépendance, l’Algérie a toujours soutenu la cause palestinienne, considérant cette lutte comme une extension de sa propre histoire de libération. Abdelmadjid Tebboune, fort de son expérience en tant que chef de l’État, a réaffirmé l’engagement de l’Algérie envers la Palestine, promettant de continuer à plaider en faveur de cette cause sur la scène internationale. Il a souligné que le soutien à la Palestine est non seulement une question de politique étrangère, mais aussi un principe fondamental de l’État algérien.
Un point commun dans la diversité des programmes. Youcef Aouchiche, candidat du FFS, a également mis en avant la question palestinienne, rappelant que son parti a toujours été un fervent défenseur des droits des peuples opprimés. Il a déclaré que sous sa présidence, l’Algérie continuerait à se battre pour l’autodétermination du peuple palestinien, et ce, en collaboration avec les partenaires internationaux partageant cette vision. De son côté, Abdelaali Hassani Cherif du MSP a axé son discours sur la dimension islamique de la question palestinienne, soulignant que la défense de la Palestine est une obligation morale et religieuse pour chaque Algérien. Il a appelé à une mobilisation nationale et internationale pour soutenir cette cause, tout en renforçant les relations avec les pays qui partagent cette vision. La presse nationale n’a pas manqué de souligner ce consensus autour de la Palestine, un sujet qui, en dépit des divergences idéologiques, unifie les candidats et reflète l’unité du peuple algérien sur les questions de justice internationale. Les journaux tels que El Moudjahid, Echorouk el Yawmi, et El Watan ont tous mis en lumière cette unanimité, présentant la cause palestinienne comme un élément central des discours de campagne, et comme un message fort adressé au monde : l’Algérie reste, plus que jamais, solidaire de la Palestine. En somme, à l’aube de cette élection présidentielle, la Palestine émerge non seulement comme un enjeu électoral, mais aussi comme un symbole de l’identité nationale algérienne. Les trois candidats, chacun à leur manière, réaffirment cet engagement, marquant ainsi une continuité dans la politique étrangère algérienne et réitérant l’importance des principes de justice et de solidarité internationale.
Par Mohamed Tahar Aissani
