Explosion des importations de véhicules d’occasion en Algérie

0
60

Le marché automobile algérien connaît un regain d’activité sans précédent. Selon les dernières données communiquées par les douanes algériennes, les importations de véhicules de moins de 3 ans ont explosé au cours des huit premiers mois de l’année. Avec plus de 26.000 voitures importées sur cette période, le secteur enregistre une hausse spectaculaire de 150% par rapport à l’année précédente.  En effet, les rapports douaniers indiquent une tendance croissante vers l’achat de véhicules d’occasion, en réponse à l’augmentation continue des prix des véhicules neufs. Le port d’Alger s’est imposé comme la principale destination pour ces importations, traitant plus de 12 000 voitures durant la période concernée. Cette augmentation significative résulte de plusieurs facteurs économiques et sociaux. On note une demande croissante de véhicules sur le marché local, ainsi qu’une recherche d’alternatives économiques face à la flambée des prix des véhicules neufs et d’occasion en Algérie. Les tarifs excessifs des voitures d’occasion sur le territoire algérien, couplés à la pénurie chronique de véhicules neufs dans les concessions, incitent un nombre grandissant de citoyens à opter pour des véhicules de moins de 3 ans. Il convient de rappeler que l’importation de véhicules d’occasion de moins de 3 ans a été légalisée en Algérie à partir du 22 février 2023, suite à la publication d’un décret au Journal Officiel. Cette mesure concerne les particuliers désireux d’acquérir un véhicule de tourisme ou utilitaire. Comme indiqué dans l’article 1 de ce décret, les nouvelles dispositions législatives concernent les véhicules de tourisme et utilitaires d’occasion achetés par des particuliers résidents pour leur usage personnel. L’article 3 précise que l’acquisition de ce type de véhicule est limitée à une fois tous les trois ans : « un particulier résident est autorisé à acquérir un véhicule d’occasion auprès de personnes physiques ou morales pour sa mise en circulation en Algérie, une seule fois tous les trois (3) ans à compter de la date de la déclaration de sa mise à la consommation ». De plus, selon l’article 5, le paiement pour le véhicule doit être effectué en devises propres de l’acquéreur : « l’importation des véhicules d’occasion par des particuliers résidents se fait en devises propres ».  Enfin, l’article 6 stipule que les véhicules d’occasion importés doivent être en bon état de fonctionnement, ne présenter aucun défaut majeur ou critique, et répondre aux exigences réglementaires en matière de sécurité et d’environnement, ainsi qu’aux normes du constructeur si applicable.

Par Kheireddine Boukhalfa

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici