Ain El Karma- Un EHS pour les maladies mentales dans la commune d’Ain El Karma s’impose

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Les maladies mentales sont légion dans la partie sud de la wilaya, à savoir la daïra de Bouhadjar, et tout particulièrement, dans la commune d’Ain El Karma. Cette commune montagneuse, au relief accidenté avec une nature exubérante et luxuriante est considérée par un grand nombre de spécialistes de la médicine mentale (Psychiatres et psychologue) comme une zone endémique par excellence pour les malades atteints de troubles mentaux du fait du nombre élevé par rapport aux autres communes. Selon des sources fiables de la DASS (direction de l’action sociale et de la solidarité), chaque trimestre, ce sont pas moins de 75 personnes qui sont admis dans l’hôpital des maladies mentales ‘ERRAZI’ sis dans la wilaya d’Annaba. Également, les services de la DASS enregistrent une moyenne de 06 tentatives de suicides par mois, ce qui est considérable. Pire, ce nombre est enregistré dans la daïra de Bouhadjar qui englobe, outre la commune d’Ain El Karma, les communes d’Oued Zitoune et Hammam Beni Salah. Il y a une prévalence des troubles mentaux dans la commune d’Ain El Karma et l’inscription d’un hôpital psychiatrique de 60 lits ou d’un EHS (établissement hospitalier spécialisé) devient une urgence à plusieurs égards objectifs ». Nos interlocuteurs ont fait savoir que «les mariages consanguins sont nombreux dans la commune en question et les troubles mentaux sont une maladie héréditaire. Face à cette situation, extrêmement, grave et compte tenu du fait que la maladie mentale est considérée comme une maladie chronique les autorités locales sont, également, tenus d’engager une étude épidémiologique plus approfondie sur cette maladie qui touche des familles entières, où on dénombre plus de 04 personnes par foyer, dans certains cas. Des malades qui errent dans les rues à longueur de journée. Un spectacle révoltant et déchirant. Il faut savoir que les services de la DASS avec ceux de la santé ont recensé en 2013 plus de 1 900 malades mentaux. En 2024 le nombre atteindrait, allégrement, les 6 mille personnes». Nos multiples tentatives de contacter le directeur de wilaya de la DASS sont restées sans suite. Reste que la prévalence des troubles mentaux et l’ampleur de leur incidence sur l’individu, la famille et la société font de la santé mentale un problème majeur da santé publique dans la wilaya d’El Tarf. En somme la santé mentale est le parent pauvre du système de santé dans la wilaya et même dans tout le pays.

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