Réforme des postes de responsabilité dans le secteur de la santé :Un impératif de bonne gouvernance

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La réglementation en vigueur dans le secteur de la santé publique a défini plusieurs postes à haute responsabilité pour les médecins spécialistes, généralistes et le personnel paramédical.

Les postes en question, bien qu’essentiels au bon fonctionnement des établissements de santé, sont soumis à une hiérarchie rigide et à des conditions de révocation strictes en cas de manquement aux devoirs qui les accompagnent. Ces cinq (5) postes clés à savoir le Médecin spécialiste, chef de service est responsable de la gestion d’un service hospitalier, il est en charge de coordonner les équipes médicales et paramédicales afin d’assurer un service de qualité; le Médecin chef d’unité a pour rôle de gérer une unité spécifique au sein d’un service hospitalier, veillant à la bonne organisation des soins prodigués ;le Médecin coordonnateur , généraliste ou spécialiste, coordonne les activités cliniques entre différentes unités, garantissant la cohérence dans les soins ; le Coordinateur des activités paramédicales (incluant les sages-femmes) est appelé  à supervise les activités des personnels paramédicaux, en veillant à la qualité des soins apportés et enfin le Cadre paramédical qui est  responsable de l’organisation du personnel paramédical, joue un rôle crucial dans la coordination avec les équipes médicales. Ces postes ont été créés pour garantir un fonctionnement optimal des hôpitaux et autres structures de santé. Leur importance ne peut être sous-estimée, car ils assurent non seulement la coordination des équipes médicales, mais aussi la qualité des soins aux patients. Le maintien de ces postes, cependant, repose sur des critères de compétence, de mérite et de rigueur.

Une hiérarchie respectueuse, mais révocable en cas de manquement

Les responsabilités des chefs de service, chefs d’unité ou coordinateurs des activités paramédicales sont clairement définies. Chacun d’eux doit travailler de concert avec l’autre, sans empiéter sur les tâches respectives. Toutefois, un manquement à ces principes, tel que l’abus de pouvoir ou l’intervention dans les missions des autres postes, constitue une violation flagrante du cadre réglementaire. En effet, la révocabilité de ces postes est un mécanisme qui permet de révoquer un chef de service ou un cadre paramédical s’il n’accomplit pas ses devoirs avec l’intégrité, la compétence et la responsabilité requises. La loi est explicite : les postes de responsabilité ne sont pas des privilèges à vie, et toute personne jugée inapte peut être destituée. Cependant, en dépit de la clarté des textes législatifs (notamment les décrets exécutifs n°09-394, n°09-393, n°11-235, n°11-122, et n°11-121), certaines institutions publiques de santé continuent de subir des abus de pouvoir, où des chefs de service se permettent d’intervenir dans les tâches attribuées aux médecins chefs d’unité ou au personnel paramédical. Cela ne fait qu’aggraver les tensions, entravant la collaboration entre les différents échelons et affectant la qualité des soins prodigués aux patients. Des témoignages recueillis dans certaines structures révèlent que ces pratiques abusives contribuent à un climat de frustration, poussant certains médecins et paramédicaux à quitter leurs postes. Le véritable perdant dans ce chaos n’est autre que le patient, privé d’une prise en charge optimale et d’un personnel expérimenté.

 

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