Le pays où on parle le plus français :Après la Belgique, le Canada et la Suisse c’est l’Algérie

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Bien que la représentation algérienne n’était pas visible au regard du nombre significatif de chefs d’Etats et de gouvernements présents au sommet de la francophonie qui vient de se tenir à Paris, les statistiques fournies au cour de ce sommet ont révélé que parmi les pays où on parle le plus la langue française, l’Algérie figure parmi les tous premiers.

Ainsi nous apprenons que 14, 9 millions d’Algériens parlent couramment et écrivent la langue française. Ce qui classe l’Algérie dans le monde  juste derrière la Belgique, le Canada et la Suisse et en Afrique deuxième après l’ex Congo Belge (RDC) et  l’autre anciennement français  appelé Brazzaville. Cet héritage historique dû à une colonisation qui dure 132 ans n’a pu être effacé malgré les efforts de l’Etat algérien de mettre au premier plan la langue arabe afin d’affermir son identité arabo islamique. La langue dite de Molière continue d’être utilisée dans le parler quotidien des Algériens mélangée à un arabe dialectal qui reste prédominant par rapport à celui dit classique qui est utilisé dans le programme de l’éducation nationale. Fans leurs SMS ou dans leurs textos mais aussi  dans leurs Smartphones les jeunes écrivent alternativement en arabe et en français avec même ce paradoxe que l’on ne trouve nulle part ailleurs celui de l’utilisation d’une écriture en arabe qui utilise sans complexe des mots français, ce qui donne en final un langage bigarré unique au monde. Cette langue (le Français) laquelle, le siècle dernier, était au deuxième rang mondial ne l’est plus actuellement. Elle occupe aujourd’hui le cinquième rang  après l’Anglais, l’Espagnol, le mandarin et l’hindi, la langue arabe est classée sixième. L’Algérie se trouve ainsi à un carrefour linguistique original qui rend ce pays un exemple unique. Malgré les efforts colossaux  de  l’Etat algérien de renverser à travers la langue parlée et l’écrit un rapport de force très favorable à la langue française au lendemain de l’indépendance l’utilisation de celle –ci s’est maintenue. Certes dans les administrations publiques (wilayas ,mairies, et cours de justice)ou les grands services publics de l’Etat  (ministères , corps d’armée )la langue arabe est imposée et le français a totalement  disparu  du parler et de l’écrit officiel. Ailleurs   ce n’est pas du tout le cas. Dans les entreprises économiques, les services publics comme les services de  santé publique comme les hôpitaux et  les polycliniques, les établissements de santé privés  mais aussi  le corps médical dans toute sa diversité qu’il soit public  ou privé c’est la langue française qui est utilisée. C’est également le cas de la Poste, les télécoms, les opérateurs de la téléphonie mobile,  les services informatiques  ce n’est pas la langue arabe qui est fréquemment utilisée mais le français. C’est ce qui rend de facto mais non de juré le français comme deuxième langue utilisée en Algérie même si sur le plan doctrinal hérité de la guerre d’indépendance on préfère déclarer le contraire. Faut–il ajouter que tout le personnel politique de haut rang  parle couramment français, à commencer par tous les chefs d’Etat qui ont présidé à la destinée de notre pays: Ahmed Benbella ancien maréchal des logis de l’armée française, héros distingué dans la bataille de Monte Cassino,  Houari Boumediene qui fréquenta le lycée franco musulman de Constantine et qui étonna le peuple algérien lorsque celui-ci l’entendit s’exprimer à la télévision dans un français impeccable, sans oublier Chadli Bendjedid qui avait appris l’arabe sur le tard mais qui enfant , adolescent et plus tard président s’adressait aux visiteurs français qu’il recevait en français , comme le faisait également Liamine Zéroual  à l’ONU hors du cadre officiel de l’AG. Le plus ouvertement francisant était incontestablement Abdelaziz Bouteflika qui lors des meetings organisés sur la concorde civile s’exprimait dans la langue de Molière qu’il appréciait indéniablement surtout lorsqu’il s’adressa à un public des plus sélects celui de Davos en Suisse ou il s’adonna avec ravissement à un exercice digne d’un professeur de la Sorbonne. Enfin il ya notre président, Abdelmadjid Tebboune qui avait obtenu son baccalauréat en 1965 quand la langue arabe n’était qu’une simple matière d’enseignement et lorsqu’il poursuivit ses études supérieures dans la prestigieuse ENA en français surtout dans la filière qu’il avait choisi, et qui était l’économie. Alors comment s’étonner dès lors  qu’on soit considéré comme ce pays faisant partie de ceux  après la France où on parle et écrit le plus  la langue française ?

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