Les participants à une journée d’étude intitulée : »Le palmier, un patrimoine culturel et une ressource économique durable », organisée mardi au Centre de recherche scientifique et technique sur les régions arides (CRSTRA) de Biskra, ont insisté sur la valorisation des sous-produits des palmeraies pour parvenir à un développement durable.M. Kamel Bensalah, chercheur au CRSTRA, a souligné, dans ce contexte, que les chercheurs, les producteurs et les opérateurs économiques sont »appelés à coopérer afin de valoriser tout ce qui est produit dans une oasis de palmiers, sans se limiter à la production de dattes, en particulier la +Deglet Nour+ ». Il a ajouté que la production d’une palmeraie »pourrait être exploitée industriellement pour la production d’huile, de café, d’alcool médical, et de mobilier, tout en valorisant les dattes dites +de qualité inférieure+ pouvant être exploitées dans la chaîne des industries de transformation ». De son côté, M. Mohamed-Redha Messak, enseignant de sciences agronomiques à l’Université Mohamed-Khider de Biskra, a déclaré que l’Algérie, qui occupe le troisième rang mondial en termes de production de dattes, avec 19 millions de palmiers-dattiers, peut construire une bioéconomie intégrée avec des approches scientifiques, touchant les domaines de l’industrie, de la pharmacie, de l’agriculture et du tourisme, tout en préservant les produits du palmier dans l’industrie traditionnelle en tant qu’héritage des habitants des oasis. M. Abdelmalek Belguedj, chercheur en sciences agronomiques, a indiqué, quant à lui, dans une communication dédiée à la production phoénicicole, qu’en plus des variétés les plus connues, comme »Deglet Nour », »El Ghars » et la »datte blanche », il existe en Algérie plus de 1.000 variétés de dattes pouvant répondre aux besoins des consommateurs de l’intérieur et de l’extérieur du pays. Des produits qu’il convient, a-t-il soutenu, de mettre en valeur et de faire connaître leurs caractéristiques, notamment auprès des consommateurs atteints de certaines maladies comme le diabète. Pour sa part, l’experte et chercheuse en sciences agronomiques et environnementales, Fettoum Lakhdari, a expliqué que les palmiers-dattiers représentent un modèle intégré de l’économie oasienne en termes d’alimentation, de logement et de tous les besoins nécessaires, le produit et les résidus étant pleinement exploités ». Elle a aussi souligné que ce modèle »peut être reproduit et élargi à travers des unités de transformation impliquant des opérateurs économiques, des industriels et des producteurs ». La journée d’étude, organisée par le département de développement de la palmeraie du CRSTRA a réuni plusieurs professionnels du secteur agricole, des chercheurs, des représentants d’associations locales spécialisées dans la production agricole et des coopératives agricoles locales, ainsi que des représentants de centres et d’instituts de recherche scientifique de la wilaya.
