Les bonnes mesures prévues par le projet de loi de finance 2025 sont nettement plus nombreuses que celles qui le sont moins. C’est ainsi que la vignette auto que les automobilistes paieront l’année prochaine seront salées surtout pour ceux qui ont acquis de véhicules ayant moins de six ans d’âge. Il en sera de même pour ceux qui voyageront par air et par terre . Une taxe dite sur les carburants est prévue pour ces voyageurs.
Ces taxes contribueront –elles réellement à équilibrer les finances publiques ? Elles concernent une catégorie de la population bien précise, celle qui a des moyens suffisants pour ne pas sentir les effets de ces taxes. En effet quand on possède un véhicule dont la valeur est équivalente à un milliard de centimes payer une vignette annuelle 25000 dinars c’est vraiment de la pacotille. Cela aurait été plus juste et plus substantiel pour l’équilibre du budget si le PLF avait revu à la hausse le prix du gasoil destiné à ces voitures dépassant les 10 chevaux fiscaux qui reste encore ridiculement bas. Les propriétaires de voitures diesel ces 4X4 qui consomment énormément de ce carburant qui n’est, au demeurant, guère écologique et dont le niveau de pollution de l’environnement urbain est nettement prouvé, ne sentiraient certainement pas de gêne à payer un prix plus élevé que celui qu’ils paient actuellement. Leur niveau de vie le leur permettant. L’alignement du gasoil au prix de l’essence sans plomb permettra à l’Etat de rentrer dans son argent et financerait de manière plus juste et raisonnable et rendrait équilibrées les mesures très encourageantes qu’il prévoit dans son projet de loi de finances de l’année prochaine. Ces taxes sur les voyages ou les vignettes sont loin d’être suffisantes, loin s’en faut pour combler un déficit du budget 2025 même si ce déficit n’est pas alarmant. Les représentants du peuple lorsqu’ils débattront sur ce PLF après son passage en conseil des ministres auront –ils la présence d’esprit de proposer des amendements pouvant mieux équilibrer la structure financière de la nouvelle loi de finances qui entrera en vigueur en janvier prochain ? Ou comme d’habitude ils voteront sans rechigner ce qui leur est présenté par l’exécutif. Pourtant il n’y a aucune pression du gouvernement quand les projets de loi sont soumis à lecture et débat et les députés et sénateurs ont toute latitude de poser des questions pertinentes. Ils ne le font pas ou très peu. C’est peut être pour cela que le président de la république lors de son entretien accordé aux médias nationaux a laissé entendre qu’il y aurait des élections anticipées législatives et locales . Cependant ce qui a retenu l’attention des téléspectateurs lors de cette entrevue c’est cette annonce de la participation de tous les partis politiques à ces législatives anticipées dont la date n’a pas été fixée. Ce qui laisse penser que le président n’est pas entièrement satisfait de la composante du parlement actuel. Peut –être qu’il le trouve trop lénifiant. On a compris que la vision du chef de l’Etat pour les cinq années à venir est différente de celle de son premier mandat. Le président Tebboune veut marquer l’histoire du pays en ancrant celui-ci dans une démocratie authentique qui construira l’Algérie du futur.
