Aujourd’hui 28 octobre Emmanuel Macron entreprend sa première visite officielle au Maroc. Faute de recevoir le président Tebboune en France qui a décliné l’invitation en prononçant cette métaphore historique qui date du 16ème siècle «Je n’irai pas à Canossa ». Le président français se rabat , contre mauvaise fortune bon cœur, sur l’ ancien protectorat dont il conserve jalousement la suzeraineté et comme le dit le proverbe bien français «Faute de grives on mange des merles»
Vu l’état de santé dont se trouve le roi depuis des années à cause de la maladie d’Himamoto dont il souffre qui exige de lui de faire très peu d’effort, cette visite ne durera que quarante huit heures, autrement dit aujourd’hui lundi et demain mardi. Le président français sera accompagné d’une grande délégation d’hommes d’affaires mais aussi de ministres et particulièrement de Rachida Dati, cette franco –maroco –algérienne qui a effacé l’origine de sa mère au profit ce celle de son père. Il y a, bien sûr, Brigitte Macron qui jubile de joie quand elle se déplace au Maroc en dehors des voyages officiels ailleurs dans le monde. Mais qu’attend-t-on d’un tel voyage d’Etat. Pas grand-chose en vérité. En tous cas rien qui ne pourra surprendre. Il y aura bien sûr cette fameuse reconnaissance de la pseudo marocanité du Sahara occidental que le président français soulignera en y ajoutant un bémol qui ne trompe personne, celui d’une autonomie accordée à ce territoire annexé et colonisé depuis 1975. Une idée bien française soufflée au Maroc comme l’a bien souligné le président Tebboune lors de l’entretien accordé dernièrement aux médias nationaux. Cela n’ira sans doute pas plus loin par peur de heurter la sensibilité du voisin algérien. Il n’y a cependant aucun risque d’un quelconque heurt de sensibilité. Le mépris ostentatoirement affiché par le président algérien vis à vis du président français qu’il tenait pourtant en haute estime jusqu’à ce que le français tourne casaque. Un comportement bien singulier relevant beaucoup plus d’un dérèglement psychique que d’une tactique politique. Cela donne plutôt à penser qu’il s’agit de ce cas freudien de la personnalité multiple lorsqu’on affirme un jour une chose et qu’au lendemain on soutient son contraire. Le président Tebboune a compris certes tardivement quoique personne ne pensait que Macron allait se tirer une balle dans le pied de cette façon là qu’il faille mettre de la distance dans les rapports avec ce président qui ne sait manifestement pas ce qu’il veut, comme il l’a prouvé chez lui en juillet dernier en décidant la dissolution de l’Assemblée nationale. Ce qui a provoqué dans son pays un séisme politique dont la France est en train de subir les conséquences, faisant perdre à ce pays, considéré comme la cinquième puissance mondiale, toute crédibilité non seulement chez les puissants de ce monde mais également en Europe où les dirigeants européens marquent une gêne évidente lorsqu’ils sont en présence de ce président, lequel il n’y a pas si longtemps était très estimé. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Alors que pourra t-il dire à son vassal marocain que celui-ci ne sache déjà. En réalité ce voyage du président français au Maroc ce n’est que de la posture et rien d’autre! L’Algérie par la voix de son président a déjà tourné la page et regarde positivement ailleurs car la France c’est du passé. Le président Tebboune par son silence éloquent vis-à-vis de l’Elysée en sort manifestement grandi.
