Abderrachid Tabi, ministre de la Justice Garde des Sceaux, a effectué, ce lundi 28 octobre, une visite de travail à la wilaya de Mila. A cette occasion, le ministre a inauguré le nouveau siège de la Cour de Justice. La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en la présence du wali, Mustapha Koreich, des autorités civiles et militaires et du corps judiciaire local. Tabi a visité et inspecté les différents compartiments du bâtiment, tels que le guichet unique, les salles d’audience, la salle des archives et les salles des avocats de la défense. Lors de son passage au guichet unique, le ministre a mis l’accent sur le devoir d’humaniser le service public assuré par le guichet. Il a, en effet, ordonné aux employés d’assurer un service de qualité aux usagers. «Je ne suis pas satisfait de la qualité du service assuré par le guichet unique des tribunaux. Le citoyen continue de se plaindre d’une prestation médiocre et cela porte préjudice à la réputation de notre système judiciaire. Dorénavant, j’exige que tous les documents produits par ces guichets soient remis le même jour au citoyen. Ne renvoyez plus un demandeur de documents juridiques à plus tard, il faut le satisfaire séance tenante», a-t-il insisté. Tabi a, en outre, mis l’accent sur l’importance que revêt la mise en liberté conditionnelle des détenus, en la qualifiant d’étape importante vers la réintégration sociale et professionnelle des détenus bénéficiaires. «La liberté conditionnelle ce n’est pas un cadeau qu’on fait, mais une politique de l’Etat, dont l’objectif est de faciliter la réinsertion sociale et professionnelle des détenus.» Le ministre précise que l’Etat encourage cette politique et rappelle que plus de 21 000 détenus en ont déjà bénéficié à l’échelle nationale. Le ministre a, en outre, évoqué les dossiers des objets saisis par la justice et des mandats d’arrêt émis par les tribunaux. Dans ce sens, il a appelé les procureurs de la République à accorder la plus grande importance à ces dossiers pour les assainir. «Il faut accélérer le traitement des dossiers relatifs aux objets saisis et des mandats d’arrêt pour éviter qu’ils s’accumulent. Il révèlera que plus de 300 000 dossiers de saisie ont été traités entre 2021 et 2023 et appelle les autorités judiciaires à l’échelle locale à traiter, sans plus tarder, les dossiers se trouvant à leur niveau. En se rendant à la salle des archives, le ministre de la Justice Garde des Sceau a exprimé sa satisfaction, en apprenant que le service est entièrement numérisé. « Je suis satisfait du bond qualitatif accompli sur la voie de la numérisation des archives. Il faut poursuivre l’effort, car les méthodes traditionnelles ne sont plus efficaces, compte tenu du volume des documents à archiver.
