Les peuples du Sahara occidental et du Rif marocain : Même combat contre l’arbitraire du Makhzen

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Le Maroc a ouvert la boite de Pandore. Il en récolte aujourd’hui les conséquences. Un mouvement souverainiste du Rif marocain a tenu dernièrement à Alger une conférence au cours de laquelle il a fait part de son intention de se détacher souverainement de la monarchie marocaine mais non géographiquement du Maroc dont il fait intégralement partie.

Une telle conférence des opposants à la monarchie marocaine n’aurait pas eu lieu si Rabat n’avait pas déclenché le premier les hostilités envers l’Algérie. C’était, souvenons –nous, il y a deux années de cela quand le représentant du Maroc à l’ONU avait laissé entendre que la Kabylie, cette région du centre de l’Algérie, aspirait à se détacher de l’Etat algérien. Des paroles extrêmement graves que la communauté internationale a dénoncé. Devant le tollé général qui suivit cette déclaration le pouvoir marocain fit machine arrière et essaya de minimiser les paroles dites par son représentant. Alger tout en ne perdant pas le calme olympien qui l’a toujours caractérisé a fait clairement comprendre au roi et à son entourage que l’Algérie n’en resterait pas là si une autre bévue de ce genre se reproduisait. Le message a alors été reçu, cinq sur cinq. Le mal était pourtant fait car il a toujours été entendu par les Etats des deux pays depuis Mohamed V que les deux pays marcheraient, la main dans la main. Après la mort survenue rapidement de Mohamed V son fils Hassan Deux déclencha ce qu’on désigna à l’époque sous le terme « guerre des sables » contre cette Algérie qui venait à peine d’accéder à l’indépendance après presque huit ans de guerre atroce qui causa la mort d’un million cinq cent mille algériens. Les relations s’étaient  quelque peu normalisées jusqu’en 1975 jusqu’au moment où ce même Hassan Deux  envahit le Sahara occidental  sitôt que le dernier soldat espagnol ait quitté ce territoire. Devant la non reconnaissance du fait accompli par l’Algérie, le souverain marocain essaya, encore une fois de s’en prendre à notre pays. Mal lui en prit car il subit alors une défaite militaire à Amgala par les forces spéciales algériennes.  Pendant la période Chadli les relations s’améliorèrent et on parla même de l’idée de construire un Maghreb arabe comme l’avaient souhaité en leur temps les nationalistes algériens et marocains. La décennie noire interrompit cet espoir car on allait véritablement vers une sorte d’accord rendant possible les négociations directes entre le front Polisario et le Maroc. Dix années de turbulences dont le Maroc jubilait, espérant le renversement du pouvoir algérien par les islamistes radicaux lesquels ont toujours fait savoir que le Sahara occidental ne les intéressait pas et qu’une entente avec le Maroc était souhaitable. La défaite des groupes armés et leur reddition progressive grâce à la politique mise en place par Bouteflika qui présida son pays après une absence de vingt années  a remis les pendules là où elles étaient avant cette tragédie. Le chef de l’Etat de l’époque reprit alors la position de l’Algérie interrompue par la décennie noire, celle d’une reprise sérieuse entre le Front Polisario et le pouvoir marocain qui n’est plus ce qu’il était car le roi Hassan deux décéda et son fils Mohamed VI lui ayant succédé annula cette option et engagea l’épreuve de force en impliquant cette fois–ci l’Algérie, l’accusant de nuisance contre son pays. C’est alors le bras de fer en continu que nous connaissons et qui va  cette fois aller plus loin puisque Rabat aidait un mouvement séditieux totalement marginalisé dirigé par un renégat de la pire espèce et honni par la grande majorité des Kabyles. Il s’agissait de Ferhat M’henni qui vit en France et qui rase les murs en regardant sans cesse derrière lui de peur de voir, non un barbouze algérien lui faire la peau mais craint surtout que ce soit un membre de sa communauté émigrée en France et qui a l’Algérie au cœur qui  le fasse.  Après les incendies tragiques qui touchèrent en 2022 la région kabyle une infiltration de terroristes identitaires soutenus par le Maroc essaya de déstabiliser la région .Le patriotisme dont firent preuve les kabyles déjoua cette tentative séditieuse et l’organisation fut décapitée, ses auteurs  arrêtés  et aussitôt  jugés par la justice. Dernièrement enfin il y a eu deux tentatives d’infiltration d’agents marocains qui échouèrent grâce à l’excellent travail de nos services de renseignement. Le Maroc a donc soulevé le couvercle de la boite de Pandore et il devra assumer tout le mal qui en sortira. En fait il est déjà sorti.

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