Boualem Sansal en détention provisoire :L’Algérie impose sa souveraineté face aux pressions étrangères

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L’Algérie, forte de sa souveraineté et de son système judiciaire indépendant, a placé Boualem Sansal, écrivain franco-algérien âgé de 75 ans, en détention provisoire pour des accusations graves liées à des actes terroristes ou subversifs, conformément à l’article 87 bis du code pénal algérien.

Cette affaire suscite un débat international alimenté par les déclarations françaises, mais l’Algérie reste ferme : la justice algérienne prévaudra. Boualem Sansal, connu pour ses prises de position souvent controversées et perçues comme hostiles envers son pays natal, est accusé d’avoir commis des actes qualifiés de terroristes ou subversifs, menaçant ainsi la sécurité de l’État, l’unité nationale et l’intégrité territoriale de l’Algérie. Selon les dispositions de l’article 87 bis, ces infractions exposent l’accusé à des peines allant jusqu’à la réclusion à perpétuité. Face aux pressions, l’Algérie rappelle que ses lois s’appliquent à tous ses citoyens, quelle que soit leur double nationalité. Le président algérien a été clair dans son allocution récente :
« Nous ne plierons pas. L’Algérie est souveraine et personne ne nous dictera notre justice. Je ne viendrai pas à Canossa. »

En France, les autorités n’ont pas tardé à réagir. Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a déclaré sur une radio nationale que le président Emmanuel Macron suivait de près l’affaire et envisageait d’intervenir pour obtenir la libération de Sansal. La position française, qui considère Sansal comme un écrivain majeur et insiste sur sa nationalité française, est perçue comme une tentative d’ingérence dans une procédure judiciaire algérienne. Le Parlement européen prévoit également de débattre d’une résolution française demandant la libération de Sansal. Une démarche qui, selon les observateurs algériens, relève davantage de l’ingérence politique que du respect des relations bilatérales.

Un message clair : la loi algérienne prime

L’Algérie tient à souligner que cette affaire est purement interne et relève de la compétence exclusive de son système judiciaire. Boualem Sansal, bien que détenteur d’une double nationalité, est avant tout un citoyen algérien et sera jugé conformément aux lois algériennes. Cette affaire reflète un enjeu plus large: la capacité de l’Algérie à résister aux pressions extérieures et à affirmer son indépendance juridique et politique. Comme l’a affirmé un juriste algérien : « L’Algérie est une nation souveraine, et ses lois ne sont pas négociables. »

Un précédent important

L’affaire Sansal pourrait établir un précédent pour les cas similaires impliquant des citoyens à double nationalité. Elle marque également une étape importante dans la consolidation de l’autorité de l’État algérien face aux défis sécuritaires et aux tentatives de déstabilisation. L’Algérie se dresse avec fierté pour rappeler au monde que ses décisions sont prises à Alger, pas ailleurs. Dans ce contexte, l’allocution présidentielle prend tout son sens : « La souveraineté algérienne ne se discute pas, elle s’impose. »

 

Par Mohamed Tahar Aissani

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