l Algérie mise sur 34 nouveaux barrages pour renforcer sa sécurité hydrique

0
284

Face au stress hydrique grandissant et à la nécessité d’assurer une alimentation en eau régulière, l’Algérie redouble d’efforts pour mieux exploiter ses ressources en eau. Le gouvernement, par le biais du ministère des Ressources en Eau, a récemment évoqué un ambitieux programme de construction de nouveaux barrages afin de répondre aux besoins en eau potable et en irrigation agricole, tout en renforçant la sécurité hydrique du pays. En effet, dans une réponse à une question écrite d’un député, le ministre des Ressources en Eau, Taha Derbal, a dévoilé que 34 sites ont été identifiés à travers le pays pour la construction de nouveaux barrages, avec une capacité de stockage totale avoisinant un milliard de mètres cubes. Ces infrastructures visent à capter les eaux de pluie et des crues, souvent gaspillées faute d’équipements adéquats, et à les utiliser pour répondre aux besoins domestiques et agricoles. La stratégie nationale repose donc sur une approche équilibrée, répartissant les projets de barrages entre l’est, le centre et l’ouest du pays. Parmi ces initiatives, 31 études de faisabilité sont déjà finalisées, et d’autres sont en cours d’élaboration pour assurer un déploiement progressif et efficace de ces infrastructures. Actuellement, l’Algérie dispose de 81 barrages opérationnels, offrant une capacité de stockage d’environ 9 milliards de mètres cubes. Cinq autres barrages, en cours de réalisation, devraient ajouter 300 millions de mètres cubes supplémentaires. En parallèle, plus de 600 retenues collinaires sont déjà en service, principalement dédiées à l’irrigation agricole, et 159 études pour de nouvelles petites retenues et barrages sont en cours. L’objectif à moyen terme est de porter le nombre de grands barrages à 95 d’ici 2030, avec une capacité totale de 12 milliards de mètres cubes. Le plan prévoit également la construction de 750 petites retenues d’eau, augmentant ainsi les capacités de stockage de 350 millions de mètres cubes supplémentaires. Le ministère a également souligné la nécessité d’intégrer ces projets dans les futures lois de finances afin de garantir leur financement. Cette démarche proactive reflète la volonté des pouvoirs publics de mobiliser des ressources adéquates pour relever ce défi majeur. Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie globale visant à atténuer les effets du changement climatique, notamment les périodes de sécheresse prolongées, qui menacent à la fois l’approvisionnement en eau potable et la productivité agricole. Les nouvelles infrastructures permettront non seulement de sécuriser l’approvisionnement en eau des citoyens, mais aussi de soutenir le développement d’une agriculture durable, clé de la sécurité alimentaire nationale.

 

Par Kheireddine Boukhalfa

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici