Par Mohamed Tahar Aissani
Le royaume du Maroc semble s’engager dans une voie de non-retour, une descente sans éclat dans l’abîme de l’asservissement externe. À peine dissimulée, cette posture d’aplatissement total dévoile un royaume prêt à toutes les compromissions pour servir des intérêts étrangers, même au prix de son honneur et de sa dignité. Les récents événements en témoignent tristement : ses ports ouverts aux armes destinées à alimenter l’appareil militaire israélien, lequel sème la mort et la désolation à Ghaza, constituent une tache indélébile sur le visage de ce royaume. Alors que des nations comme l’Espagne font preuve d’une éthique courageuse en interdisant l’accès de leurs ports aux navires transportant des armes vers Israël, le Maroc, lui, s’érige en véritable base arrière pour les projets destructeurs du régime sioniste. Selon des informations révélées par la Honte nationale des ports marocains, la sixième cargaison d’armements militaires américains transitant par Tanger est attendue sous peu. Cette coopération tacite, voire ostentatoire, est bien plus qu’un acte de complicité : c’est une soumission explicite, un signal à tous que le Maroc s’est volontairement placé sous la coupe de puissances étrangères, prêtes à instrumentaliser ses infrastructures. Le contraste avec la dignité affichée par l’Espagne est frappant. Madrid a explicitement refusé d’autoriser les navires militaires israéliens à accoster pour se ravitailler, une position qui démontre que la souveraineté n’est pas à vendre. Pendant ce temps, Rabat déploie le tapis rouge à l’oppresseur, ouvrant ses ports à ceux qui ne voient en Ghaza qu’un champ de bataille où l’humanité n’a plus sa place. Le Maroc a franchi un seuil inquiétant. Non content de devenir un partenaire militaire et stratégique privilégié d’Israël en Afrique, le royaume offre désormais un soutien logistique direct à une armée engagée dans des massacres à Gaza. Les rapports de collaboration militaire et de renseignement révélés par le représentant du Front Populaire pour la Libération de la Palestine à Alger ne laissent aucune place au doute : le Maroc a choisi son camp, et ce n’est pas celui de la dignité, de la solidarité ou de l’humanité. À ce stade, il n’est pas exagéré de dire que le royaume s’est libéré de ses propres entraves morales pour se plier sans résistance à ceux qui le manipulent. Cet aplatissement extrême, ce besoin presque désespéré de plaire à ses « maîtres », marque un tournant tragique. De royaume, il ne reste qu’un territoire en quête d’approbation, sacrifiant jusqu’à son pantalon d’honneur pour se conformer à l’ordre établi par d’autres. Il est peut-être temps pour les sujets marocains de se poser la question : jusqu’où iront les dirigeants de ce pays dans leur quête d’approbation externe ? Combien de crimes devront-ils encore cautionner avant de se rendre compte que la soumission n’engendre que mépris ?
