Mila/ L’huile d’olive locale sur des marchés européens

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La ferme agricole Bensghir Mohammed de la localité de Ferdoua, dans la commune de Sidi Merouane, réussit, depuis quelques années, à exporter son huile d’olive extra-vierge vers certaines places commerciales sud-européennes.

En effet, grâce aux efforts de d’amélioration de la qualité des produits agricoles locaux,  de nombreux cultivateurs activant dans le créneau de l’oléiculture ont réussi à porter leurs produits aux normes internationales et à les imposer sur les marchés du Vieux continent. C’est le cas de la ferme agricole Bensghir Mohammed. Cette entité, créée en 2010, sur une superficie de 20 hectares, a réussi le pari d’exporter son huile extra vierge vers le marché français. Des milliers de litres d’huile produits par cette ferme sont annuellement exportés vers l’Hexagone.  Lors de notre passage dans l’exploitation, à l’occasion du lancement de la campagne de récolte et de trituration d’olives dans la wilaya de Mila, le 3 décembre, le président de cette ferme, Mohammed Benseghir, nous a indiqué  que son oliveraie a réussi  à s’imposer sur le marché français et à convaincre les consommateurs de ce pays européen de la bonne qualité de son huile d’olive extra-vierge. Il précisera que la première transaction conclue avec un client en France remonte à l’année 2021. «Cette année-là, on a pu mettre sur ce marché français plus de dix mille litres d’huile extra-vierge », nous dira-t-il. Et d’ajouter : « Selon nos informations,  notre produit et très bien appréciée par les consommateurs dans ce pays ». Pour la nouvelle livraison, le président de la ferme assure qu’elle est déjà en préparation. « La préparation de la transaction commence dès le début de la saison de récolte. La trituration des olives et la mise en bouteille du produit se font parallèlement à l’opération de récolte. Dès que celle-ci est achevée, on passe aux démarches administratives pour l’exportation ». Faisant une rétrospective sur l’historique de sa ferme, notre interlocuteur précise : « A partir de l’année 2010, j’ai commencé à planter mes premiers oliviers. En 2015, j’en ai planté plus de trois mille sujets, dont 90% sont constitués de la variété Chamlel, autrement dit la variété productrice d’olive de trituration. J’ai également construit un forage pour l’irrigation. » Notre interlocuteur indique que durant les premières années de production, il réalisait une moyenne de 18 litres d’huile par quintal d’olive, une moyenne de loin supérieure à celle de wilaya, qui se situe entre 12 et 14 litres par quintal, selon les chiffres officiels de la Direction des Services Agricoles. Cette abondance s’explique, selon lui, par la disponibilité de la ressource hydrique dans le forage, mais également par à la bonne exposition de la plantation au soleil et la qualité des travaux d’entretien apportés au verger. « Nous produisons une huile extra-vierge dont le taux d’acidité ne dépasse pas 0,16%. C’est une huile de très grande qualité », soutient-il. Notre interlocuteur déplore, par ailleurs, les effets néfastes de la sécheresse qui sont venus compliquer la situation de la ferme à partir de 2021 ; une sécheresse qui a impacté et les ressources hydriques et le rendement des arbres « Le rendement des oliviers a baissé drastiquement à cause du manque d’eau d’irrigation», regrettera-t-il, en précisant qu’il compte développer des méthodes d’irrigation économiques pour se soustraire à cet aléas. Il dira à ce propos. «  J’ai décidé d’introduir l’irrigation au goutte à goutte pour réduire le volume d’eau utilisée dans l’arrosage, ainsi que l’emploi de peignes vibreurs électriques pour la cueillette pour influer sur le coût de production », expliquera-t-il.  Signalons que le wali, Mustapha Koreich, s’est rendu dans cette ferme, le 3 décembre, d’où il a donné le signal symbolique du lancement de la nouvelle campagne de récolte et de trituration des olives.

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