Le discours du chef de HTS à la mosquée des Omeyades:
Des mots qui donnent à réfléchir

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Abou Mohamed El Djoulami auto proclamé chef de la rébellion qui a pris d’assaut Damas et pousser à la fuite Bachar El Assad a prononcé son premier discours officiel dans la célèbre mosquée omeyade fondée dès les premières années de l’’hégire par Mouaouia Ibnou Sofiane qui succéda à Ali après la fameuse bataille des saffaine qui n’a pas eu lieu car le dernier calife Ali, évitant toute effusion de sang entre musulmans préféra céder son califat à Mouaouia. La conquête de Damas par le successeur d’Ali a donné naissance à cette prestigieuse mosquée qui porte le nom de son fondateur. Le chef d’HTS ( Hayat Tahrir EL Sham)  dont la traduction grosso modo signifie libération d’El Sham. Ce Sham dont la signification arabo islamique est la grande Syrie qui englobe également le Liban et la Palestine. Ce même Sham avait été reconstitué en son temps par Salah Eddine El A youbi (le fameux Saladin) lorsqu’il combattait les croisés en les chassant de cette région avec pour couronnement la prise d’El Qods (Jérusalem) qui était aux mains des croisés. Est –ce que ce Joulami a la prétention  de réaliser ce grand rêve arabo musulman lorsqu’il prononça cette phrase lourde de sens qui dit «Aujourd’hui c’est un grand jour pour la nation islamique dans son ensemble». En disant cela ce chef de guerre ne songeait pas seulement au renversement du régime Assad mais à ce Sham perle de l’empire musulman dont le mouvement qu’il dirige porte le nom. En clair les occidentaux et Israël en premier qui se réjouissent de la chute du régime syrien doivent plutôt méditer à la suite. S’ils croient que les forces rebelles qui ont chassé Assad et son clan du pouvoir vont leur tendre la main pour devenir leurs supplétifs dans ce Moyen –Orient en total bouleversement ils seraient bien naïfs de le supposer. Un premier indice doit déjà les pousser à réfléchir : Une journaliste américaine de CNN a été approchée hier par un djihadiste HTS qui lui  a ordonné de se couvrir la tête. Cette scène là n’a t-elle pas une ressemblance avec celle de la prise de Kaboul par les Talibans lesquels interdisaient à toute femme journaliste occidentale même portant le foulard d’exercer sa mission d’information en terre afghane ?  Nous sommes qu’au tout début de cette occupation par les djihadiste de cette grande partie du territoire syrien qui va d’Alep à Damas. Il reste une partie du territoire syrien qui est aujourd’hui aux mains du clan Alaouite auquel appartiennent les Assad (père e fils) mais aussi cette autre  région névralgique  aux mains des Kurdes surveillée de très près par les forces turques qui ne veulent pas entendre parler d’un Etat kurde et où se trouve aussi une force spéciale américaine estimée à 150 hommes tous conseillers des forces rebelles kurdes. Cet  imbroglio qu’est devenu la Syrie changera la donne de cette région et des forces en présence. Israël regrettera amèrement Bachar El Assad.

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