Par Kheireddine Boukhalfa
La coopération éducative entre l’Algérie et la Turquie franchit une étape significative avec la publication au journal officiel n°80, du décret présidentiel relatif à l’ouverture d’une école internationale turque à Alger.
Fruit d’un accord diplomatique signé en mai 2022 à Ankara, ce projet symbolise l’approfondissement des relations bilatérales entre les deux pays et leur volonté de renforcer les échanges culturels et académiques. En effet, le décret présidentiel n° 24-380 du 27 novembre 2024, « portant ratification de l’accord entre le Gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire et le Gouvernement de la République de Türkiye relatif à l’ouverture d’une école internationale turque à Alger, signé à Ankara, le 16 mai 2022 », a été publié dans le dernier Journal officiel. Liés par un traité d’amitié et de coopération depuis 2006, l’Algérie et la Turquie, comme le stipule l’accord, souhaitent «renforcer les liens d’amitié qui existent déjà entre les deux pays» et « promouvoir l’enseignement de la langue et de la culture de chacun des deux pays». Dans ce cadre, l’accord signé à Ankara le 16 mai 2022 prévoit non seulement l’ouverture de cette école à Alger, mais également la création d’une annexe à Oran. Gérée par la fondation turque à but non lucratif «Türkiye Maarif Vakfi », l’école « peut disposer d’une section maternelle, d’une section préscolaire et des sections multi-niveaux, allant du premier au douzième niveau (niveau 1 à 12) ». Selon l’article 3 de l’accord, « l’école a pour vocation de scolariser des élèves turcs et algériens, ainsi que les enfants de ressortissants de pays tiers résidant, temporairement ou de manière permanente, en Algérie ». En outre, le programme scolaire inclura, en plus du «cursus scolaire conforme aux normes de la fondation Maarif de Türkiye dans le domaine de l’éducation », des cours spécifiques pour les élèves algériens portant sur « l’enseignement de la langue arabe, de la culture algérienne, de l’histoire et de la géographie de l’Algérie ». Enfin, l’accord précise que « l’école bénéficie, temporairement, de l’exonération des droits de douane et autres droits et taxes d’effet équivalent, y compris la contribution de solidarité et le droit additionnel provisoire de sauvegarde dus au titre de l’importation temporaire des biens nécessaires à son fonctionnement en vertu de cet accord, sous réserve de leur réexportation ».
