Mardi prochain, le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, présidera un nouveau rendez-vous d’envergure entre le gouvernement et les walis au Palais des Conférences. Ce cadre de concertation, devenu un moment clé dans la gouvernance nationale, s’inscrit dans une démarche visant à renforcer le dialogue, moderniser les pratiques administratives et consolider les bases de la démocratie participative en Algérie.
Depuis sa mise en place, le format des réunions gouvernement-walis s’est affirmé comme un espace d’échange où les grandes orientations nationales rencontrent les réalités locales. Ces réunions périodiques permettent au Président de donner des directives stratégiques et de suivre l’application des politiques publiques avec une vision tournée vers l’efficacité et la satisfaction des citoyens. Lors de la session de janvier 2023, le Président Tebboune avait exhorté les walis à dépasser les entraves bureaucratiques et à adopter une approche audacieuse et proactive. Ce message, qui résonne encore dans les esprits, visait à redéfinir les standards de la gestion locale en valorisant l’initiative et en brisant les carcans traditionnels d’une administration trop souvent paralysée par l’inertie.
Un changement de paradigme : de la bureaucratie à la modernité
Ces rencontres reflètent une vision ambitieuse : celle de construire une Algérie nouvelle, libérée des lourdeurs bureaucratiques et des pratiques héritées du passé. Le Président Tebboune a souligné à plusieurs reprises la nécessité d’un changement de mentalité pour éradiquer les comportements parasitaires qui freinent le développement économique et social. Les récentes réformes, telles que les mouvements opérés dans le corps des walis en novembre dernier, illustrent la volonté de moderniser l’appareil étatique en plaçant les compétences et la performance au cœur du dispositif. En renouvelant une partie des cadres locaux, le chef de l’État aspire à insuffler un dynamisme nouveau dans la gestion des affaires publiques. L’Algérie est en pleine construction de son édifice démocratique. Ces rencontres gouvernement-walis symbolisent une approche collaborative où les décisions sont prises en concertation avec les acteurs locaux, en tenant compte des spécificités et des besoins des différentes régions. Cette méthode s’inscrit dans une logique de management participatif, renforçant l’idée que la démocratie ne se limite pas aux institutions centrales, mais qu’elle s’incarne aussi dans une gouvernance locale efficace et transparente. Les traditions de concertation et de dialogue ne sont pas nouvelles en Algérie. Elles remontent aux pratiques ancestrales des assemblées locales où les sages et les notables débattaient des enjeux collectifs. Ce patrimoine, qui a résisté à l’épreuve du colonialisme, trouve aujourd’hui un écho dans ces réunions modernes où l’État et les collectivités locales se retrouvent pour construire ensemble l’avenir du pays.Ce type de dialogue au sommet représente une opportunité unique pour repenser la gouvernance à l’ère de la globalisation et des défis climatiques, économiques et sociaux. Les attentes des citoyens algériens sont immenses, et le succès de ces rencontres repose sur leur capacité à produire des résultats concrets et tangibles. En conclusion, la rencontre prévue ce mardi n’est pas seulement une réunion administrative. Elle est le reflet d’une Algérie en mutation, en quête d’une gouvernance moderne et d’une démocratie enracinée dans les réalités locales. Par ces initiatives, le pays s’engage sur la voie d’une transformation profonde, pour un avenir à la hauteur des aspirations de ses citoyens.
Par Mohamed Tahar Aissani
