Le discours à la nation du président de la république : Un moment fort attendu par les Algériens

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 Hier dimanche le président de la république s’est adressé au parlement réuni en congrès pour leur adresser le bilan d’une année riche en évènements puisqu’elle concerne également l’élection présidentielle anticipée dont ce même président a été largement réélu pour effectuer un deuxième mandat.

C’est devant un hémicycle au complet que le chef de l’Etat  a fait le discours à la nation, le deuxième du genre puisqu’à la fin de 2023 c’était le premier du genre car une telle tradition n’existait pas avant qu’elle ne soit instaurée par Abdelmadjid Tebboune. Désormais à la fin de chaque année calendaire tout président de la république est amené à faire un discours à la nation. Qu’est ce qu’un discours à la nation au fait ? C’est le bilan complet d’une année d’activité politique, économique, sociale et internationale. Chacun de ces thèmes représente un maillon collé aux autres qui forme ainsi un ensemble. Sur le plan politique il y a eu ce changement dans l’agenda de l’élection présidentielle prévu initialement en décembre de cette année mais jugé trop long et surtout contraignant pour les futures élections présidentielles, lesquelles se tenaient régulièrement le mois d’avril. Le chef de l’Etat a fait le choix de couper la poire en deux. Une élection réussie car pour la première fois elle s’est faite non plus comme cela se faisait avant où une myriade de candidats se présentaient en sachant bien qu’ils n’avaient aucune chance d’avoir le moindre taux de réussite. Ce scrutin a toujours été  réservé aux poids lourds de la politique dont le président sortant  est toujours le favori. Au cours de la dernière en date il y a eu un changement et non des moindres puisque l’ANIE  cette instance indépendante chargée de superviser le scrutin a fait le choix de retenir deux candidats  représentant deux tendances lourdes de la politique nationale à savoir les chefs des partis MSP et FFS. Ainsi on s’approche de la norme existante dans les grands pays démocratiques. Dans le discours à la nation il est aussi question, toujours dans le domaine politique de faire associer les  partis représentés au parlement au dialogue sur les grandes questions touchant au pays. L’acceptation du débat contradictoire dans un Etat se voulant de droit apparait donc pour le chef de l’Etat une nécessité et sa promesse de consulter à chaque fois les partis politiques représentés au parlement sera tenue. Sur le plan purement institutionnel mais qui est lié au fonctionnement de l’exercice démocratique la refonte des codes de la commune et de la wilaya, la promesse faite par le président à la fin du premier mandat et réitérée au début de l’actuel sera intégralement concrétisée, assurant ainsi un socle démocratique à ces deux instances de base qui donneront une vie active à la vie locale jusque là inexistante. Enfin l’économie nationale. Le bilan est incontestable. C’est une réussite reconnue par les institutions financières mondiales. Une croissance sans cesse en évolution, un PNB en constante augmentation avec l’existence de projets valorisants qui n’avaient jamais été exploités auxquels il faut ajouter une réévaluation de notre potentiel en hydrocarbures marqué par une conjoncture internationale très favorable à l’Algérie. Un PIB dont l’objectif affiché  consiste à atteindre 400 milliards de dollars au cours des deux prochaines années. Une balance commerciale excédentaire et une balance des paiements ne connaissant aucun déficit. Voila ce qu’on peut qualifier, sans la moindre forfanterie comme un bilan éminemment positif pour cette année qui s’’achève dans deux jours. Sur le plan social que d’avancées!  Une augmentation des salaires conséquente stimulant le pouvoir d’achat des catégories moyennes, une allocation chômage très ajustée permettant à tout jeune sérieux en quête de travail d’attendre patiemment en disposant d’un pécule, l’offre d’un emploi qui le lancerait enfin dans la vie professionnelle active. Sur le plan infrastructurel dont l’objectif est d’améliorer le cadre de vie des citoyens  mais aussi de les accompagner dans tous les aspects de leur vie dans la société, l’amélioration du secteur de la santé publique avec la construction à travers le territoire national d’hôpitaux, certains à taille humaine  et socialisés, d’autres grandioses comme ces grands hôpitaux prévus à Alger, Oran, Constantine et Annaba sans oublier le grand sud où pour la première fois des grands centres hospitaliers seront construit dans les grands chefs lieux des wilayas sahariennes. Enfin dans le domaine de la diplomatie algérienne il y a réaffirmement des grands principes immuables de l’Algérie qui continueront d’être greffés à toutes les causes justes dans le monde comme la Palestine et le Sahara occidental. Le soutien de l’Algérie ne changera pas d’un iota en 2025. Voila ce qu’on peut dire du bilan de cette année 2024 largement disséquée par le discours à la nation du président Tebboune.

 

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