Skikda – L’Entrepreneuriat féminin en milieu rural ::Une priorité nationale au service de l’autonomie

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En Algérie, l’entrepreneuriat féminin connaît un essor remarquable, notamment en milieu rural, grâce à des initiatives étatiques et locales bien orchestrées. Ces dispositifs, conçus pour favoriser l’autonomie financière des femmes, mettent en avant des solutions pragmatiques telles que le microcrédit et des programmes de formation adaptés.

La wilaya de Skikda s’inscrit activement dans cette dynamique nationale, illustrant l’efficacité des partenariats entre acteurs locaux et nationaux. L’Agence Nationale de Gestion du Microcrédit (ANGEM) joue un rôle central dans ce mouvement. En 2024, elle a financé 15 000 microprojets, témoignant de son engagement à promouvoir l’entrepreneuriat féminin. Parmi ces projets, une part significative a été dédiée aux femmes rurales, mais également aux jeunes diplômées universitaires cherchant à mettre en œuvre leurs compétences dans des projets novateurs. Sous la direction de Mme Souad Bendjemil, l’ANGEM a élargi son action avec le lancement du programme Tamkine en juin 2024. Ce programme vise à accompagner les femmes au foyer, les femmes rurales et les jeunes sans ressources structurées, en leur offrant des services adaptés, incluant des formations intensives sur la gestion institutionnelle et l’accompagnement de projets. Ce cadre d’action témoigne d’une volonté claire de transformer les ambitions individuelles en initiatives viables et durables. Dans la wilaya de Skikda, la Direction de l’Action Sociale et de la Solidarité (DASS), sous la conduite de M. Salah Chouf, déploie des efforts concertés pour dynamiser l’entrepreneuriat féminin. En collaboration avec l’ANGEM, la DASS organise des caravanes de sensibilisation dans les zones enclavées, des ateliers de formation et un accompagnement sur mesure pour le montage des projets.
Ces actions visent non seulement à informer les femmes des opportunités offertes, mais aussi à renforcer leurs compétences en gestion et leur confiance en elles. « Chaque femme accompagnée est une victoire pour notre économie locale et une avancée vers l’équité sociale », aurait déclaré M. Chouf lors d’une rencontre récente avec des associations locales. Les bénéfices de ces initiatives sont multiples. Grâce au microcrédit, les femmes rurales peuvent désormais : Créer des activités génératrices de revenus dans divers secteurs comme l’agriculture, l’artisanat ou encore le commerce. Participer activement au développement économique local en injectant une nouvelle dynamique dans les zones rurales souvent marginalisées. Accroître leur autonomie financière et améliorer leur statut social, contribuant ainsi à la réduction des inégalités de genre. Au-delà des bénéfices économiques, ces projets renforcent également le tissu social et économique en milieu rural, offrant des perspectives pérennes pour les générations futures. L’État algérien, à travers des institutions comme l’ANGEM, réaffirme son engagement envers l’entrepreneuriat féminin. En mettant en place des dispositifs inclusifs et accessibles, il pave la voie à une véritable révolution sociale en milieu rural. Les femmes, souvent perçues comme des piliers invisibles de l’économie familiale, s’affirment désormais comme des actrices incontournables du développement national. En multipliant les programmes tels que Tamkine et en consolidant les partenariats locaux comme à Skikda, l’Algérie prouve que l’autonomisation des femmes est bien plus qu’un objectif : c’est une réalité en marche.

Par Mohamed Tahar Aissani

 

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