Le réalisateur Abdelbaki Sellai récidive: Boualem Bessaih sur les écrans

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Le réalisateur algérien des films documentaires, Abdelbaki Sellai, vient de consacrer l’une de ses œuvres cinématographiques à la vie de Boualem Bessaih (1930-2016). Celle-ci a été projetée ce samedi 22 février, à Mila, à l’occasion de la célébration de la Journée de la Fraternité et de la Cohésion entre le Peuple et son Armée. D’une durée de 52 minutes, ce film documentaire historique revient sur la vie de l’homme d’Etat et révolutionnaire, depuis sa naissance, en 1930 à El Bayadh, jusqu’à sa disparition en 2016. Produit par l’Entreprise Publique de la Télévision (EPTV) et l’Office National des Droits d’Auteur (ONDA), pour le compte de la chaine thématique nationale Addhakira, le documentaire reconstitue  le parcours historique et politique d’un homme qui a marqué d’une empreinte indélébile l’histoire révolutionnaire,  politique, diplomatique et culturelle de notre pays pendant près de sept décennies. « Le film fait une rétrospective sur la vie de Bessaih depuis son enfance et sa scolarité dans la wilaya d’El Bayadh jusqu’à son arrivée au poste de ministre, en passant par ses activités de révolutionnaire au sein du Ministère de l’Armement et des Liaisons Générales (MALG), en compagnie d’Abdelhafid Boussouf et de Dahou Ould Kablia », nous dira le réalisateur en marge de la projection de son nouvel opus. L’œuvre  de Sellai n’omettra pas, non plus, l’homme de lettres et l’intellectuel racé qu’était le scénariste du légendaire film Cheikh Bouaâmama : des crochets son faits sur l’ensemble de son œuvre littéraire, du reste foisonnante. En outre, des détails encore inconnus du grand public ont été révélés par le film, à travers des témoignages de personnes ayant connu le regretté Bessaïh. «Il  (Bessaih NDLR) avait suivi sa  scolarité au même Collège d’El Bayadh que Abdelmadjid Tebboune, l’actuel président de la République. Il a rejoint la Révolution depuis sa ville natale, en 1957 et avait pris le nom révolutionnaire du Commandant Si-Lamine. Il a côtoyé Boussouf et Ould Kablia et était l’analyste des discours politiques français au sein du MALG », affirment les témoins. Son militantisme partisan après l’indépendance et ses activités d’homme d’Etat à la tête de plusieurs ministères, dont celui des Affaires Etrangères, sont également mises en évidence. Il est à signaler que Sellai Abdelbaki, fils de la wilaya, était journaliste à la chaine qatari El Djazzera-Documentaire. Il s’est spécialisé dans les films à caractère historiques et a réalisé 46 œuvres, dont celles consacrées aux parcours de vie d’Abdelhafid Boussouf, Slimane Bentobal et Abdelhamid Ben Badis.

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