Le régime du Makhzen marocain semble avoir une obsession inquiétante : s’approprier tout ce qui appartient à l’Algérie. Après avoir mis la main sur des éléments de notre patrimoine culturel, culinaire et même musical, il ne s’arrête pas là. Le Makhzen a franchi un nouveau cap dans sa stratégie de spoliation en s’attaquant à nos ressources naturelles les plus précieuses.
En effet, selon le ministre des Ressources en eau, M. Taha Derbal, qui s’est exprimé le 24 février 2025 sur les ondes de la « Radio Chaîne Une », le régime marocain a entrepris une action particulièrement indigne : l’assèchement méthodique du barrage de Djorf El Torba, situé dans la wilaya de Béchar. Un acte qui met en lumière non seulement les agissements hostiles du Makhzen, mais aussi une tentative manifeste de privation des ressources hydriques cruciales pour notre pays. Ainsi, le ministre a révélé lors de son intervention que le Maroc, fidèle à sa politique d’hostilité envers l’Algérie, a procédé à un « assèchement méthodique et machiavélique » du barrage de Djorf El Torba, situé dans la wilaya de Béchar. Ce barrage, d’une capacité de 365 millions de m³, a été complètement à sec en 2023, une situation qui a gravement affecté l’équilibre environnemental de la région. Selon M. Derbal, l’action du voisin marocain n’est pas le fruit du hasard, mais d’une stratégie délibérée. Le Maroc a mis en place des infrastructures dont la consommation en eau dépasse de loin ses besoins réels, un excès qui a directement impacté les ressources en eau de l’Algérie. Le ministre n’a pas manqué de dénoncer cette situation sur la scène internationale, qualifiant cet acte de «violation des principes du bon voisinage». «C’est une infraction des principes du bon voisinage, un comportement inacceptable », a-t-il affirmé, soulignant le caractère calculé de cette agression écologique. Cette situation n’est pas la première du genre. En 2022, le barrage de Djorf El Torba avait déjà subi une catastrophe écologique majeure. Le pompage excessif d’eau par le Maroc avait gravement perturbé les équilibres écologiques locaux. Fort heureusement, et grâce à l’intervention de l’État algérien, ce pillage des ressources en eau a pu être stoppé. M. Derbal a précisé que, sous l’impulsion du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie a réussi à mettre un terme à cette exploitation abusive. Aujourd’hui, le barrage est à nouveau « plein à 100% », un rétablissement rapide qui a été possible grâce à des pluies exceptionnelles en septembre dernier, renforçant la résilience du pays face à ces défis. Face à cette situation, les autorités algériennes ont pris des mesures concrètes pour sécuriser l’approvisionnement en eau de la région. M. Derbal a annoncé que les essais initiaux du système de transfert d’eau du captage de Guetrani, lancé en novembre 2024, sont en phase de finalisation. Ce projet d’envergure, qui devrait être mis en service dans les prochaines semaines sous la supervision du président Tebboune, permettra de garantir une distribution quotidienne d’eau potable pour la wilaya de Béchar. Avec un investissement de 32 milliards de DA, ce projet stratégique prévoit le forage et l’équipement de 26 puits, assurant ainsi un approvisionnement fiable et durable en eau pour les populations locales. Actuellement, la région est approvisionnée en eau par un champ de captage de nappe phréatique similaire, celui de Boussir, situé à 190 km au nord de Béchar. Ce champ fournit quotidiennement 28 000 m³ d’eau, grâce à une dizaine de forages. Ce système de captage, bien qu’efficace, montre la détermination des pouvoirs publics à répondre aux besoins croissants de la population en matière d’approvisionnement en eau potable. La situation du barrage de Djorf El Torba et la réaction rapide des autorités algériennes illustrent l’importance cruciale de la gestion des ressources en eau pour l’Algérie. Face aux attaques extérieures et aux comportements irresponsables du régime marocain, le pays met en œuvre des projets ambitieux pour garantir l’approvisionnement de ses citoyens en eau, tout en poursuivant sa lutte pour la protection de ses ressources naturelles. L’Algérie continue ainsi de démontrer sa résilience et son engagement à préserver son environnement pour le bien-être de ses citoyens, malgré les tentatives de spoliation de ses ressources.
Par Kheireddine Boukhalfa