Le festival national des Aissaoua :L’impératif de consigner par écrit les travaux de la manifestation

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Au deuxième jour du festival national des Aissaoua qui se tient à Mila du 8 au 11 mars en cours, il a été organisé, ce dimanche après-midi, à l’ hôtel Tapis Rouge, la première des deux conférences scientifiques prévues au programme. Elle a été animée par une pléiade d’universitaires et de spécialistes de la confrérie des Aissaoua. Au total, cinq conférenciers ont pris la parole pour s’exprimer sur le thème de cette quatorzième édition, à savoir  »  l’obligation de consigner et l’impératif de domicilier ». Les intervenants ont consacré leurs communications, lors de cette première conférence, à l’obligation de consigner par écrit toutes les activités du festival dans le but de constituer une matière scientifique pour les générations futures et la recherche et, par ricochet, préserver un patrimoine immatériel national fragilisé par de nombreux facteurs, dont l’absence d’écrits. Les conférenciers ont été unanimes à dire qu’il devient urgent d’écrire et d’enregistrer toutes les activités liées à ce festival afin de préserver ce patrimoine de la disparition. Le docteur Abdelkader Belarbi de l’université de Constantine et chercheur dans le soufisme nous dira: » L’ écriture de l’histoire de ce festival doit commencer. On doit, désormais, tout écrire, tout enregistrer. C’est une nécessité. On risquerait de perdre ce patrimoine en totalité ou en partie. On doit tout consigner en faisant participer tous les intervenants : les troupes, les chouyoukhs du rite Aissaoua, les médias ». Notre interlocuteur regrette que les éditions passées ne soient pas immortalisées pour la postérité, en précisant qu’ à partir de cette quatorzième édition, tout sera enregistré, écrit et documenté.  » La constitution d’une documentation propre à chaque édition participera à  coup sûr à préserver ce précieux patrimoine », dira-t-il. Et de souligner qu’il incombe aux chercheurs , aux institutions spécialisées et aux médias de faire ce travail de consignation. Pour sa part, Ahmed Benkalef, chercheurs spécialiste des Aissaoua estime que le thème de la nouvelle édition est très pertinent dans la mesure où il s’intéresse à la documentation du festival, à un moment où le patrimoine national en général est convoité et fait l’objet d’exploitation sauvage par des parties étrangères. L’ orateur indiqué, d’ autre part que les Pouvoirs publics accordent une importance particulière à la création de documentations et d’archives pour préserver le patrimoine national très variés. Amara Bachir, prof d’histoire à l’université de Constantine, Azouz Bouabid, président de l’association Errachidia et Athmane Bahri ont présenté également des communications dans lesquelles ils ont défendu le devoir de consigner noir sur blanc tout ce qui se fait et se dit durant ce festival.

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