Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a réaffirmé son engagement en faveur du développement de l’industrie du marbre en Algérie, qui demeure parmi les secteurs à fort potentiel économique.
Lors de la réunion du Conseil des ministres tenue, ce dimanche, il a donné des directives précises pour structurer et dynamiser cette filière stratégique, qui revêt une importance économique majeure pour le pays. Parmi les mesures annoncées, l’accent a été mis sur l’organisation de ce secteur, le développement des investissements et l’intégration de l’Algérie sur le marché international du marbre. Considéré, comme secteur à fort potentiel économique, l’industrie du marbre en Algérie repose sur d’importantes réserves naturelles, notamment dans les régions de l’Est et du Sud du pays. Ces gisements, encore sous-exploités, constituent une richesse nationale qui pourrait jouer un rôle clé dans la diversification de l’économie. Actuellement, une grande partie du marbre utilisé dans les projets de construction et d’aménagement est importée, ce qui représente un coût élevé pour l’État et freine le développement des entreprises locales. Conscient de cet enjeu, le président Tebboune a ordonné l’interdiction de l’importation des dalles de marbre finies. Cette décision vise à stimuler la production nationale en encourageant les entreprises algériennes à investir davantage dans l’extraction, la transformation et la finition du marbre. En favorisant la transformation locale, l’Algérie pourrait non seulement réduire sa dépendance aux importations, mais aussi exporter ses produits vers des marchés étrangers, générant ainsi des devises et renforçant son économie.
Un levier de croissance économique et de création d’emplois
L’essor de l’industrie du marbre ne se limite pas à l’exploitation des ressources naturelles. Il s’agit également d’un secteur porteur d’emplois pour les jeunes. Le président Tebboune a insisté sur la nécessité d’augmenter le seuil d’investissement afin de moderniser les infrastructures, de créer des unités de transformation performantes et de développer une main-d’œuvre qualifiée. En intégrant de nouvelles technologies et en s’appuyant sur des partenariats avec des leaders internationaux du secteur, l’Algérie pourrait considérablement améliorer la qualité et la compétitivité de son marbre. Cela permettrait d’attirer davantage d’investisseurs et de favoriser l’émergence d’un tissu industriel dynamique, capable de rivaliser avec les grands producteurs mondiaux. Pour assurer la réussite de cette stratégie, plusieurs défis restent à relever. La modernisation des équipements d’extraction et de transformation, l’amélioration des réseaux logistiques et la mise en place d’une régulation efficace du marché seront des étapes essentielles. Le gouvernement prévoit également des mesures incitatives pour encourager les entrepreneurs à investir dans ce secteur, notamment à travers des facilités fiscales et des aides à la formation. En valorisant pleinement ses ressources naturelles et en mettant en place une politique industrielle ambitieuse, l’Algérie aspire à transformer son industrie du marbre en un véritable moteur de croissance économique. Avec une production optimisée et une meilleure intégration sur le marché international, le pays pourrait se positionner comme un acteur majeur du secteur, tirant parti de son potentiel inexploité pour créer de la richesse et de l’emploi.
Par Naima Allouche
