Benjamin Stora revient à la charge et enfonce le clou

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L’historien français, Benjamin Stora, multiplie ses entretiens avec les organes d’information algériens. Lors d’une seconde intervention à TSA il remonte le temps en parlant de la barbarie coloniale française. Cela se passait entre 1830 et 1871; Ainsi nous dit Stora qui s’appuie sur une documentation solide qui inclut Mahfoud Kaddache, professeur agrégé en histoire de la faculté des lettres d’Alger, l’écrivain et politologue Mohamed Harbi, l’’homme de lettres et membre de la direction politique de la résistance algérienne, Mustapha Lacheraf mais aussi des historiens objectifs et anti colonialistes que sont Charles André Julien , Gilbert Meunier et René Galissot qui conviennent tous  que les débuts de la colonisation française en Algérie furent extrêmement brutaux, le terme barbare convenant le mieux. A l’époque les termes «crimes de guerre et crimes contre l’humanité» n’existaient pas encore et étaient inconnus du lexique. Stora nous révèle que les troupes françaises équipées de canons et d’un armement de pointe pour l’époque n’avaient pas hésité à les utiliser en abondance contre les populations algériennes qui opposaient une résistance farouche à cet occupant venu spolier leurs terres et les déraciner. C’est ainsi tient à rappeler Stora que Constantine, la ville où les aïeux de l’historien sont nés eut à faire face à un massacre terrifiant livré par l’occupant français contre cette cité millénaire qui résista durant sept ans malgré un siège épouvantable mis en place par les troupes coloniales ,Quand les autorités autochtones se rendirent les troupes françaises se livrèrent alors à une tuerie de masse n’épargnant ni femmes , ni enfants ni vieillards.  Constantine partagea ce sort funeste avec Dahra une localité qui fut incendiée et enfumée tuant ainsi la quasi-totalité de ses habitants. Faut –il parler aussi des raids meurtriers accomplis en 1845dans la cité saharienne de  Laghouat qui n’épargnèrent aucun habitant de celle –ci  ou de la répression sanglante de l’insurrection kabyle menée par le chef El Mokrani dont les survivants furent déportés en Nouvelle Calédonie dont les descendants se remémorent l’évènement à travers le récit de leurs ancêtres.  Quinze ans après la célébration du centenaire de la colonisation de peuplement en Algérie Sétif, Guelma et Kherrata  connurent le même sortissu  d’un passé brutal et criminel.

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