L’Algérie et l’Irak en négociations pour un grand accord de GNL

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L’année en cours s’annonce déjà prometteuse pour les exportations algériennes de gaz naturel liquéfié (GNL). La Sonatrach, fleuron de l’industrie énergétique algérienne, voit sa liste de clients s’élargir de façon remarquable. Parmi les nouveaux marchés potentiels figure, pour la première fois, l’Irak, une perspective qui témoigne de l’expansion stratégique de l’Algérie dans le secteur gazier.

En effet, d’après le site spécialisé El Taqa, des discussions sont en cours entre l’Algérie et l’Irak pour mettre en place un accord visant à fournir d’importants volumes de GNL au marché irakien, volumes qui pourraient atteindre jusqu’à un million de tonnes par an, selon une source du ministère irakien de l’Électricité. Cette initiative survient dans un contexte difficile au Moyen-Orient, marqué par l’arrêt des importations de gaz iranien, une situation jusqu’ici prédominante en Irak. Le pays cherche donc à diversifier ses sources d’approvisionnement pour assurer sa sécurité énergétique. Parmi les nouveaux acteurs envisagés, figure Sonatrach, la compagnie publique algérienne, qui possède une capacité de production de GNL de 24 millions de tonnes par an. Les négociations entre les deux nations avancent et, selon la même source, un accord pourrait être conclu dans les deux mois à venir, ouvrant ainsi la voie à Sonatrach pour pénétrer le marché irakien. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de l’Irak de sécuriser l’approvisionnement de ses centrales électriques, qui ont perdu plus de 10 000 MW par jour depuis l’interruption des livraisons iraniennes en novembre dernier. Pour remédier à cette situation, le ministère irakien de l’Électricité a lancé un projet de construction d’un terminal gazier au port d’El Basra, destiné à accueillir les importations de GNL en provenance de l’Algérie et du Qatar, prévues pour l’automne prochain. Dans un autre contexte, les développements géopolitiques en Europe, couplés à un éventuel redémarrage du gazoduc Nord Stream et à une demande croissante, devraient entraîner une augmentation des exportations de GNL depuis l’Algérie. Selon l’Agence internationale de l’énergie, la demande en gaz naturel devrait en effet se renforcer en 2025, en particulier au sein de l’Union européenne. Dans son dernier rapport, l’AIE indique que l’arrêt du gazoduc Brother Wood, qui traverse l’Ukraine pour approvisionner l’Europe en gaz russe, ne constitue pas une menace immédiate pour la sécurité de l’approvisionnement de l’UE. Toutefois, cela pourrait entraîner un besoin accru d’importation de GNL, resserrant ainsi les équilibres du marché cette année. Ce resserrement de l’offre pourrait faire grimper les prix du GNL, qui se stabilisent actuellement autour de 40 euros le MWh.

 

L’Algérie mobilise ses partenaires pour lutter contre la désertification et les incendies

L’Algérie lutte activement contre la désertification et les incendies de forêts avec un ambitieux programme de reboisement. D’ailleurs, la directrice du barrage vert et de la lutte contre la désertification au sein de la Direction Générale des Forêts, Sabrina Rachdi, a annoncé une avancée notable : la plantation de 31.000 hectares, notamment dans les régions touchées par les incendies ces dernières années.  En effet, grâce à une collaboration étroite entre le gouvernement et plusieurs partenaires publics et privés, des initiatives telles que celle de l’entreprise « Fadereco », qui prévoit la plantation de 5 millions d’arbres d’ici 2030, et « Mobilis », qui a compensé les agriculteurs en plantant 287.000 arbustes, illustrent un modèle de coopération pour préserver l’environnement. Durant son intervention sur les ondes de la radio nationale, Mme Rachdi a précisé que le programme de réhabilitation du barrage vert lancé en octobre 2023 sur une superficie de 300.000 hectares inclut la plantation d’arbres diversifiés, allant des arbres fruitiers, des plantes médicinales et aromatiques, aux espèces adaptées à la région, comme le cactus, l’olivier et le pistachier. Ce projet s’étend sur 13 wilayas des Hauts-Plateaux, et vise non seulement à protéger les écosystèmes locaux, mais aussi à créer des opportunités économiques pour les jeunes des zones rurales en leur offrant des emplois durables dans les projets agricoles et forestiers. De plus, la Direction Générale des Forêts prépare selon sa représentante activement la mise en œuvre d’un plan national de protection contre les incendies. Ce plan, qui sera activé entre le 1er mai et le 31 octobre 2025, regroupe tous les acteurs concernés, en mettant l’accent sur la prévention et les mesures anticipatives avant la saison des feux. Ce projet représente un modèle de développement durable alliant conservation de la nature, développement économique et réduction de la pauvreté dans les régions les plus vulnérables. Pour rappel, en novembre dernier, l’inspecteur général à la DGF, Abdelghani Boumessoud avait souligné que la superficie touchée par les feux de forêts en 2024 a atteint l’un des plus bas niveaux depuis l’indépendance, avec moins de 3.500 hectares, contrairement à 2023 où la superficie touchée avait atteint 38.000 hectares.

Par Kheireddine Boukhalfa

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