Par Kheireddine Boukhalfa—/–Dans le sillage des orientations stratégiques du président de la République, le gouvernement s’apprête à concrétiser une série de réformes majeures destinées à dynamiser l’économie nationale.
Lors du Conseil des ministres tenu ce dimanche, des décisions importantes ont été entérinées, à commencer par la mise en place imminente d’un guichet unique dédié à l’investissement, ainsi que la création de deux nouvelles entités chargées respectivement de la régulation des importations et de l’organisation des exportations. En effet, répondant aux attentes exprimées par les opérateurs économiques, le nouveau guichet unique devra être opérationnel dans un délai d’un mois. Selon les précisions apportées par la présidence de la République, cette structure aura pour mission exclusive de traiter les dossiers liés à l’acte d’investir, sans se substituer aux fonctions administratives classiques. L’objectif est clair : lever les obstacles bureaucratiques et accélérer les procédures, en offrant aux investisseurs un interlocuteur unique, juridiquement et techniquement compétent, capable de suivre l’ensemble du processus d’investissement de bout en bout. Cette réforme s’inscrit dans une volonté manifeste de l’État de favoriser un environnement propice aux affaires, plus attractif et plus fluide. Parallèlement, deux structures distinctes verront le jour pour encadrer les opérations d’importation et d’exportation. Il s’agit, selon le communiqué officiel de la Présidence, d’une nouvelle approche fondée sur une gouvernance plus rigoureuse et sur l’analyse prospective des besoins réels du pays en matière d’échanges extérieurs. La structure en charge des importations sera dotée d’un caractère institutionnel fort, placée sous l’autorité du Premier ministre, avec la participation de plusieurs départements ministériels. Elle devra définir de manière précise les besoins nationaux, garantir une gestion flexible et réactive, et faciliter la prise de décisions efficaces. Du côté des exportations, la volonté est d’encourager durablement les entreprises algériennes à se positionner sur les marchés internationaux, en leur offrant un cadre mieux structuré, coordonné et orienté vers la performance. Dans ce sillage, le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a été chargé de proposer de nouvelles mesures d’organisation pour les flux commerciaux, en tenant compte d’une vision à long terme et complémentaire. Le remplacement progressif du dispositif Algex, annoncé par le chef de l’État, marque une rupture avec l’ancienne approche jugée inefficace par de nombreux professionnels du secteur. Avec ces réformes, l’État envoie un message fort aux investisseurs, nationaux comme étrangers. Il s’agit de rompre avec les lenteurs administratives du passé, d’apporter une réponse concrète aux préoccupations des opérateurs économiques, et de poser les jalons d’une économie plus agile, moderne et tournée vers l’avenir.
