Les différences s’estompent entre le nord et le sud :
Le pari de Tebboune

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C’était déjà sa promesse de campagne pour le premier mandat, ce sera la concrétisation de celle –ci durant son second mandat. Le président de la république qui est un homme originaire du sud veut valoriser au plus haut niveau ce Sahara qui a de tout temps été négligé hormis l’exploitation pétrolière et gazière.

Les projets, tous importants, les uns que les autres, il y en a depuis l’investiture de ce président à la tête du pays. Ce Sahara, unique en son genre offre des possibilités économiques incalculables. Celles –ci  n’ont jamais intéressé les précédents chefs d’Etat qui ont présidé l’Algérie. Tous s’étaient focalisés sur les hydrocarbures et la rente que ceux –ci procuraient à l’Algérie. Au cours des deux décennies et demi socialistes on mit le paquet sur le nord et on fixa le grand sud une destinée de vache à lait. Après 1989  on fixa de nouvelles orientations économiques : Un peu de libéralisme et une constante publique. Il se trouve néanmoins que ce « chouia » de libéralisme allait révéler des possibilités jusque là inconnues qu’offrait ce Sahara. C’est El Oued qui va lancer le signal d’une production agricole d’un type nouveau issue du sable et d’un système d’irrigation ancestral. La libéralisation de l‘économie va permettre à ces agriculteurs du sable  d’augmenter leurs productions grâce à l’apport de la technologie qu’ils vont introduire dans leurs espaces agricoles. Nous parlons d’espaces réduits puisque il est question d’oasis. Celles –ci grâce à l’innovation vont s’étendre au-delà de ce que l’on pensait être leurs limites à cause de la progression du sable. Or la tendance de cette progression va s’inverser et on mit fin à cette avancée des dunes que l’on croyait irréversible. On produisit alors cette pomme de terre issue de l’ensablement mêlé à de l’engrais qui va étonner les consommateurs de ce produit. On se rend compte qu’on n’a jamais gouté une telle qualité carrément succulente. On étendit alors la production aux agrumes et la tomate en faisait partie. Là  également l’étonnement est tout simplement stupéfiant. On s’est enfin rendu compte que ce Sahara si longtemps considéré comme un désert de sable renfermant uniquement des puits pétroliers ou des nappes gazières offre des capacités illimitées de production agricole. Les études de faisabilité se multiplient et toutes donnent des résultats probants. Après les vingt années d’exercice du pouvoir qui déçurent tout le monde, l’arrivée au pouvoir d’un homme originaire du grand sud et qui exerça des fonctions administratives importantes qui le propulsèrent au rang de ministre  à la tête d’un ministère névralgique, s’agissant de l’habitat dont il fit un exemple. Son investiture à la présidence de la république et les promesses y attenantes s’agissant de rendre au sud sa valeur si longtemps ignorée va pour la première fois dans l’histoire de l’Algérie indépendante donner une autre image de ce Sahara. Après la réussite de la production agricole dans toutes les oasis que compte ce Sahara, l’expérience s’étend déjà dans des régions steppiques qui seront revalorisées pour produire à grande échelle du blé  et du mais  qui nourriront dans quelques années la population du pays. L’objectif assigné à ces grands projets de céréaliculture auxquels participeront des pays connus pour leurs expériences de production céréalière dans des endroits secs et désertiques. Il en sera de même pour la production laitière dont le financement sera en partie assuré par le Qatar, grand investisseur en Algérie qui a une totale confiance dans les capacités valorisantes de ce grand pays. L’Arabie saoudite, ce géant pétrolier qui s’est déjà tourné vers l’agro alimentaire en investissant une grande partie de sa rente pétrolière dans la transformation de son grand désert en une multitude de zones cultivables grâce aux technologies qui permettent une telle transformation. Cette Arabie Saoudite veut investir en Algérie car les conditions de production sont similaires. Cette vision stratégique de l’économie dont le grand sud sera l’épicentre on la doit à Abdelmadjid Tebboune. Il n’y a aucun doute que le pari qu’il s’est fait sera gagné à la fin de son second mandat et l’héritage qu’il lèguera à la postérité sera inscrit dans l‘histoire du pays.

 

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