Endettement extérieur :
L’Algérie citée en exemple

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 Rares sont les pays dont la dette ne figure pas budgétairement. Même les pays riches recourent à l’emprunt qui est, du reste, une procédure normale pour les pays considérés comme des puissances économiques qui disposent de garanties suffisantes pour rembourser.

Par contre certains pays comme le Maroc, lourdement endetté risquent d’être pénalisés. L’Algérie quant à elle  a résolu le problème depuis une quinzaine d’années.  C’est il faut le reconnaitre grâce à l’initiative du président défunt, Abdelaziz Bouteflika, lequel, profitant de la flambée des prix du pétrole et du gaz qui gonflèrent nos réserves de change substantiellement, a ordonné l’épongement de toutes les dettes extérieures du pays. Ce qui avait été fait rapidement. L’ex président avait alors exigé de ne plus refaire l’erreur de l’endettement extérieur car avait –il dit c’est un poison qui coule dans les veines économiques de tout pays qui y a recours. Ajoutant même; il vaut mieux prêter que se faire prêter et c’est d’ailleurs ce qui a été fait lorsque l’Algérie proposa au FMI  un prêt à long terme de 5 milliards de dollars. On ne sait toujours pas jusqu’à l’heure actuelle si l’institution financière internationale a, oui ou non accepté cette offre généreuse mais qui devait quand même paraitre quelque peu présomptueuse aux yeux d’une  banque  aussi puissante et prestigieuse qui prête et non qui se fait prêter. Mais cela c’est du Bouteflika tout craché qui avait l’Algérie à cœur si fortement qu’il lui arrivait d’en faire quelquefois un peu trop. Enfin bref ! Depuis lors le mot d’ordre donné par l’ancien chef de l’Etat a été respecté à la lettre même quand à partir de 2014 quand le prix des hydrocarbures tomba  à son plus bas niveau et que le matelas de devises que nous disposions s’amincissait à vue d’œil au point de devenir pelliculaire on respecta la consigne «Pas d’endettement extérieur » Pourtant il y avait des voix discordantes dans l’appareil de l’Etat et même au niveau du cercle rapproché du président qui était cloué dans un fauteuil suite à un AVC . Le chef de l’Etat défunt n’avait certes pas l’usage de ses jambes mais son cerveau fonctionnait  normalement et lorsqu’on remettait sur la table des discussions la question du recours à l’endettement extérieur, le visage d’Abdelaziz Bouteflika s’empourprait démesurément jusqu’à devenir un certain moment violacé et lorsqu’on lui demandait la raison il répondait que si on parle encore une fois de la question de l’endettement extérieur cela risquerait encore une fois de provoquer un autre AVC. Dès lors son frère Said exigea que l’on ne parlât plus jamais de l’endettement extérieur de l’Algérie. Après la démission de celui qui dirigea pendant vingt ans l’Algérie et l’élection de décembre 2019 qui consacra Abdelmadjid Tebboune à la tète de l’Etat, malgré les faibles ressources financières que le trésor public disposait aussi bien en devises qu’en dinars il n’était pas question pour le nouvel homme fort de l’Algérie d’entendre parler d’endettement extérieur . Tebboune qui avait été ministre de l’habitat et premier ministre sous la présidence de Bouteflika bien qu’il ne partageait pas avec lui toutes les idées émises par ce dernier était par contre à 100% d’accord sur la question du non recours à l’endettement extérieur et quand une fois devenu chef de l’Etat il présidait chaque dimanche le conseil des ministres il ne cessait de répéter et à l’envie qu’en matière de financement de notre économie on ne peut compter que sur soi même quitte à se serrer très fortement la ceinture. Finalement cette exigence lui donna raison. Six ans après sa présence à la tête de l’Etat la croissance créatrice de richesse et de financement est revenue. Alors l’endettement, c’est pour les autres mais pas pour nous et plus jamais cela !

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