Nathalie Yamb activiste politique et femme d’affaires helvético-camerounaise, est constamment articulé autour de plusieurs axes majeurs. Elle est connue pour avoir prononcé de nombreux discours percutants dans divers forums, mais un des plus emblématiques et souvent cité est celui qu’elle a prononcé au Sommet Russie-Afrique à Sotchi en octobre 2019.
Lors de ce discours, elle a particulièrement dénoncé ce qu’elle appelle le « néocolonialisme » occidental et l’influence française en Afrique, affirmant que les bases militaires françaises ne servent qu’à permettre le pillage des ressources et le maintien de régimes dictatoriaux. Ce discours lui a valu une grande visibilité et a renforcé sa position en tant que figure de proue du panafricanisme anti-français. Bien qu’elle prononce des discours régulièrement sur différentes plateformes (conférences, réseaux sociaux, interviews télévisées comme sur RTB ou RT France), celui de Sotchi en 2019 est un jalon important dans sa carrière d’activiste et a eu des répercussions significatives. Nathalie Yamb a été sanctionnée principalement par l’Union Européenne (UE). Les sanctions ont été imposées pour ses positions, directement liées à son discours et à ses activités : Elle est accusée d’appartenir au groupe paramilitaire russe Wagner et influence pro-russe en Afrique : C’est la raison principale citée par l’Union Européenne et de participation à des activités de déstabilisation en Afrique et d’avoir des liens avec le groupe Wagner. Des sources indiquent qu’elle aurait été ajoutée à une liste spéciale de l’UE composée majoritairement de citoyens russes travaillant pour le Kremlin. Son activisme anti-français et ses critiques virulentes de la présence française sur le continent africain sont également des facteurs. La France lui a interdit l’entrée et le séjour sur son territoire en 2022. Pour l’Union Européenne elle ne peut plus entrer ni résider dans les pays de l’union. Ses actifs financiers situés sur le territoire de l’UE sont gelés. Les sanctions contre Nathalie Yamb sont une conséquence directe de son discours et de ses actions qui, selon l’UE, visent à déstabiliser certaines régions d’Afrique et à promouvoir des intérêts russes, tout en étant fortement critiques envers les puissances occidentales, notamment la France. C’est sans doute l’élément le plus fondamental de sa rhétorique. Nathalie Yamb milite avec ferveur pour que les nations africaines reprennent le contrôle total de leurs ressources, de leurs économies et de leurs destins politiques, sans ingérence extérieure. Elle affirme que le véritable développement ne peut advenir que lorsque les pays africains sont libérés des liens néo-coloniaux. Elle insiste souvent sur l’importance de la souveraineté industrielle, commerciale, agricole, monétaire et financière. Elle soutient que les nations développées continuent d’exploiter les ressources africaines et de dicter les agendas politiques. Elle inscrit la lutte pour l’émancipation africaine dans un combat global contre la domination.Bien que ciblant principalement les puissances externes, Yamb critique implicitement ou explicitement les dirigeants et élites africaines qu’elle estime maintenir le statu quo ou être inféodés aux intérêts étrangers en utilisant un langage fort, clair, et n’hésite pas à aborder des sujets controversés. Ses discours sont souvent prononcés avec conviction et un ton passionné qui résonne auprès de son public. En somme Nathalie Yamb, c’est une voix puissante et polarisante du mouvement panafricaniste contemporain. Son message central est un appel fervent à la souveraineté africaine, à l’unité et à la fin de la domination étrangère, en particulier le néo-colonialisme français. Elle plaide pour une réorientation des relations internationales de l’Afrique vers un monde multipolaire et cherche à donner aux Africains les moyens de déterminer leur propre avenir. Sa rhétorique est directe et passionnée.
