Tebboune aux journalistes libanais:
La Palestine avant tout !

0
89

Le président de la république, en marge de sa rencontre avec le président libanais a, au cours d’une conférence de presse répondu aux questions  de journalistes libanais venus en Algérie accompagner le président Joseph Aoun. Parmi ces questions, celle de la reconnaissance par l’Algérie  d’Israël. La réponse du président est sans ambigüité : D’abord et avant tout la Palestine.

Le chef de l’Etat a rappelé aux journalistes qui l’interrogeaient sur cette question que l’Algérie reste fidèle à ses principes et qu’elle ne changera jamais de position concernant l’existence d’un Etat palestinien ayant sa place à l’ONU. « Le monde entier exige la solution à deux Etats et nous faisons notre une telle position » ajoutant « Tant que l’Etat palestinien ne voit pas le jour l’Algérie refusera de reconnaitre Israël en tant qu’Etat » Le président a souligné que l’Algérie soutient sans réserve la position de l’Arabie saoudite, celle de deux Etats, et tant que celle –ci restera théorique l’Algérie campera sur ses positions. Le président a déclaré «  Je ne pense pas que l’Arabie saoudite avec laquelle nous avons des relations solides et excellentes accepte de reconnaitre Israël si celui-ci refuse d’avoir à ses frontières un Etat palestinien ». Cette intervention du président Tebboune intervient dans un contexte favorable aux palestiniens. Des pays du fameux G7 et non des moindres, comme la France, le Royaume –Uni, le Canada s’apprêtent, en septembre, lors de la tenue de l’Assemblée générale des nations unies à reconnaitre l’Etat de Palestine et recommandent en outre aux membres de l’ONU de statuer sur l’existence de deux Etats. Il y a aujourd’hui 150 Etats, le dernier en date étant le Portugal  qui reconnaissent l’Etat de Palestine. Parmi les pays européens il y a la Norvège, l’Irlande, l’Espagne et le Portugal. Parmi les Etats  les plus réticents, figure l’Allemagne. Tout le monde sait que c’est parce que ce pays se sent coupable de ce qu’il a fait aux juifs au cours de la nazification de ce pays et de son peuple qui était, au demeurant, au courant  des horreurs commises   mais qui fermait les yeux. L’Allemagne  unifiée, pas celle de son autre moitié qui avait pour nom la RDA qui reconnaissait avant la réunification le combat  juste des palestiniens, est aujourd’hui sous la pression permanente exercée par le sionisme mondial, la maintenant dans un état éternel de culpabilisation.  Toutes les images d’atrocités dont le caractère génocidaire ne fait aucun doute perpétrées chaque jour par Israël sur la population de Ghaza ne suffisent pas à faire fléchir d’un iota la position allemande. Heureusement que cette Allemagne ne pèse pas dans la balance géopolitiquement parlant et que les positions qu’elle prend dans divers domaines sont rarement teintées de succès. Il reste les Etats –Unis dont on connait l’attachement maladif, relevant même de la psychopathie, envers Israël. Son véto reste un obstacle majeur mais peut être contourné si la volonté écrasante des Etats membres de l’ONU décide, sans passer par un vote au conseil de sécurité de reconnaitre l’Etat de Palestine, provoquant de la sorte un Casus Belli dont même les Etats –Unis n’y pourront rien. Il y aura alors sur le perron du palais de verre, siège des nations unies un autre poteau sur lequel flottera le drapeau palestinien. Il faudra alors s’attendre à une protestation véhémente à la limite de l’hystérie  des Etats–Unis et bien sûr d’Israël qui feront part à l’ONU de leur décision de quitter cette organisation dont les USA furent les fondateurs et  même les ardents défenseurs de son existence. Est –ce qu’un tel scénario est possible ? Il  ne faut pas l’exclure. Une chose est sûre  personne ne pleurera le départ des Etats –Unis même si financièrement ce pays coupera les cordons de sa bourse qui est, il faut le reconnaître, considérable. Washington pourra aussi demander à l’ONU  d’aller ailleurs et de quitter New York  mais cela ne sera pas possible car cette organisation dispose d’un document inattaquable dans n’importe quel tribunal du monde. Elle a en sa position une donation en bonne et due forme signée par le milliardaire Rockefeller du terrain qui fait face à Central Park. Une donation pérenne que nul ne pourra attaquer sous peine de porter atteinte au droit et de se déjuger en tant qu’Etat de droit et de première démocratie au monde.  Par contre il y aura incontestablement un perdant et ce sera Israël. Si ce pays quitte l’ONU il n’y reprendra jamais plus sa place et il deviendra un pays paria. Son drapeau sur le perron du palais de verre sera enlevé.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici