L’Algérie, sous la présidence d’Abdelmadjid Tebboune, a récemment été au centre de la création d’une nouvelle alliance continentale, le Groupe des Quatre Nations (G4), aux côtés du Nigeria, de l’Afrique du Sud et de l’Éthiopie.
Cette initiative stratégique, qui s’inscrit dans une volonté de renforcer la souveraineté africaine, vise à donner un nouveau souffle à la coopération régionale et à affirmer le rôle de l’Afrique sur la scène internationale. La vision du G4, telle qu’elle a été exprimée par ses membres, repose sur le principe de l’intégration et de la coopération panafricaine. L’objectif étant de créer une plateforme de coordination pour les quatre nations, qui représentent plus de 30 % de la population africaine, afin de s’attaquer de manière proactive aux défis du continent. Selon les premières affirmations le G4 ne se veut pas un rival de l’Union africaine (UA), mais plutôt un levier pour la renforcer et accélérer la mise en œuvre de ses objectifs. Les principales ambitions de ce groupe sont de promouvoir la paix et la sécurité en développant des solutions africaines aux problèmes africains et en réduisant la dépendance vis-à-vis des acteurs extérieurs En favorisant l’intégration économique et en travaillant sur des projets d’infrastructures majeurs, tels que le gazoduc transsaharien. Aussi est-il avancé de renforcer l’influence diplomatique de l’Afrique en coordonnant les positions des membres du G4 sur la scène internationale pour mieux défendre les intérêts du continent, notamment aux Nations Unies.
Le rôle de l’Algérie et la vision du président Tebboune
Le président Abdelmadjid Tebboune assigne un rôle central à l’Algérie dans cette nouvelle alliance. Il positionne le pays comme un acteur majeur et incontournable en Afrique, avec une vision basée sur la complémentarité et non la domination. Cette vision est fondée sur plusieurs axes notamment le développement qui se situe au cœur de la stratégie de Tebboune qui considère que c’est un axe crucial pour la paix et la stabilité du continent. Il a d’ailleurs proposé la tenue d’une conférence internationale sur le développement au Sahel et a alloué un budget d’un milliard de dollars pour financer des projets dans des secteurs clés tels que les infrastructures, la santé et l’éducation en Afrique. Sur un autre aspect qui gangrène l’Afrique, l’Algérie table sur la sécurité et la résolution des conflits en s’appuyant sur son expérience dans la lutte contre le terrorisme et de son rôle de médiateur dans les crises régionales, notre pays est chargé par l’UA de coordonner la prévention et la lutte contre le terrorisme en Afrique. Le G4 représente une opportunité de mutualiser ces efforts. Personne n’ignore que dans le cadre de projets d’intégration continentale, l’Algérie est à la tête de plusieurs projets d’intégration, notamment la Route Transsaharienne (RTS), le gazoduc Trans-Saharien (TSGP) et le projet de fibre optique transsaharienne. Ces initiatives, qui relient l’Afrique du Nord à l’Afrique de l’Ouest, sont essentielles à la vision du G4 de construire une Afrique interconnectée. L’adhésion de l’Algérie au G4, dont elle a récemment présidé le premier sommet, marque un tournant stratégique. Elle confirme la volonté du pays de s’impliquer activement dans les affaires continentales et de devenir un pôle de leadership collectif capable d’impulser une nouvelle dynamique en Afrique, loin des influences extérieures.
