Le tribunal administratif de Noyon a confirmé l’expulsion de France d’une famille algérienne classée OQTF (obligation de quitter le territoire français). Il s’agit d’un couple et de deux enfants scolarisés. Installée depuis sept ans cette famille que la maire de la ville qualifie d’intégrée se voit ainsi expulsée sans raison valable. C’est le signe évident qu’une certaine France ne nous aime pas. En fait celle-ci ne nous a jamais aimés.
Alors pourquoi s’acharner à s’y rendre et à faire la queue pour obtenir un visa d’entrée dans un pays qui nous déteste ? Cette question dérange un certain nombre de nos compatriotes qui ont de la famille là bas et ces Algériens d’ici à qui on pose la question, celle de savoir pourquoi aller dans ce pays dont les gens nous regardent de travers quand ils savent que nous sommes Algériens. Ceux–ci répondent spontanément qu’ils se rendent dans ce pays parce qu’une partie de leur famille s’y trouve et que si il y a moyen pour eux de s’y installer, ils n’hésiteraient pas. Réponse édifiante, n’est–ce pas ? L’autre constat édifiant de cette attirance malsaine pour la France c’est que, contrairement à ce qu’on pense de manière générale c’est que ceux parmi la population de l’Algérie qui s’acharnent à se rendre dans ce pays qui ne nous aime pas ce ne sont pas ceux qu’on qualifient de francophones, lesquels sont qu’on le croie ou non les plus patriotes parmi les Algériens. Cependant les statistiques le prouvent, il n’ y a qu’à les consulter, ce sont ceux qui crient à longueur de journée leur haine vis-à-vis de la France qui sont les premiers à déposer leurs dossiers de visas pour s’y rendre. Une contradiction flagrante, surprenante et surtout déroutante. Autre constat : Le nombre de demandeurs de visas pour aller en France n’a pas diminué malgré la crise profonde qui existe entre les deux pays. Dans cette France où les passions se déchainent à nouveau depuis l’apparition d’un certain Bruno Retaillau. On n’hésite plus à qualifier nos compatriotes installés dans ce pays de potentiels terroristes ou de personnes violentes le couteau entre les dents comme l’a déclaré la raciste Noëlle Lenoir, récemment sur la chaine télé CNEWS spécialement créée par Vincent Bolloré pour injurier les Algériens en tant que communauté de personnes résidant en France. Il ne serait d’ailleurs pas étonnant que ce même Bolloré ait grassement rémunéré cette « raciste » pour tenir de tels propos . Que celle –ci soit traduite en justice et qu’elle soit condamnée et on pense que ce sera le cas, quelle importance puisque cette condamnation sera une simple amende que Bolloré paiera avec plaisir. Voilà à quoi fait face aujourd’hui une communauté algérienne, appelée ici en Algérie diaspora. Ils sont des millions à composer cette communauté, la moitié d’entre eux disposent de la double nationalité mais cela n’empêche pas les milieux hostiles à l’Algérie de les placer comme ils le disent avec un certain mépris dans le même panier. Ces milieux hostiles sont–ils aussi nombreux qu’on ne nous laisse croire les sondages tronqués et manipulés qui paraissent à chaque fois que les tensions entre la France et l’Algérie repartent à la belle? Certes ils sont loin de constituer une majorité mais ils représentent quand même une minorité importante et surtout agissante de la société française, laquelle supporte des marocains dociles et malléables pourtant tout aussi nombreux et dont certains d’entre eux ont fait allégeance à Daesch, ce qui n’a jamais été le cas de nos compatriotes algériens. Pire que cela ils les encouragent parfois et même plus souvent qu’on ne le pense à critiquer leurs coreligionnaires algériens. Le fait même qu’il existe un différent entre l’Algérie et le pays de Mohamed VI, ces milieux anti algériens encouragent les sujets du roi installés en France à se désolidariser de leurs voisins algériens et de collaborer avec une certaine perfidie avec ceux qui il n’ ya pas longtemps les considéraient comme des parias. Voila cette triste réalité dont fontt face aujourd’hui les Algériens établis de façon pérenne en France ou simplement y résidant. Cette dernière catégorie peut à tout moment faire l’objet d’un classement OQTF comme cela vient de se produire avec ce couple et ses quatre enfants dont on vient d’ordonner l’expulsion. Quand nos compatriotes d’ici et de là bas comprendront-ils enfin que ce pays qu’on nomme la France nous rejette parce qu’une partie de ses habitants n’a pas oublié qu’au cours d’un été mémorable de l’année 1962 il y a eu ce départ massif mais néanmoins volontaire d’un million de français d’Algérie qu’on appelait à l’époque les rapatriés d’Algérie.
