La France de Macron dans tous ses états:
L’Algérie en spectatrice avisée

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Dans cinq jours François Bayrou démissionnera plus que probablement et laissera Macron trouver quelque artifice pour éviter la dissolution de l’assemblée nationale, demande répétée du rassemblement national. Quelque soit la décision que prendra ce président, la crise en France ne fera que s’accentuer. L’Algérie avait raison de prendre ses distances.

Entre Alger et Paris c’est le service minimum requis pour ne pas laisser un vide diplomatique préjudiciable pour les deux pays. En réduisant les personnels de ses consulats en Algérie, Paris explique ce geste par la réciprocité or on sait que c’est un mensonge. L’Algérie maintient, quant à elle, ses consulats en France et le personnel de ceux –ci a même été renforcé face à la demande des visas des franco algériens qui se sont rendus en grand nombre cet été en Algérie. Par contre les demandeurs de visas français pour les simples citoyens algériens désirant se rendre en France ont été réduit comme une peau de chagrin. Les consulats d’Alger, d’Oran et d’Annaba évoquent des contraintes d’ordre technique et de personnel en congé, sauf que personne ne croit à ce genre d’explications oiseuses. Coté échange de communication entre les deux capitales, c’est silence radio. Pourtant on continue de parler de l’Algérie dans les chaines appartenant au groupe Vincent Bolloré et comme il n’y a pas grand-chose à dire on se refocalise à nouveau sur Boualem Sansal  sauf que cela n’intéresse plus personne et cela fait rager. Coté Retaillau l’homme par qui la crise franco –algérienne a atteint le niveau de négativité le plus haut, le ministre de l’intérieur a pour parler vulgairement lâché la mule concernant l’Algérie il a pour ainsi dire d’autres chats à fouetter, d’abord dans son propre  parti dont il est président où il fait face, à nouveau, à  son rival Laurent Vauquier et dans ce qui va se passer lorsque le premier ministre actuel démissionnera le 9 septembre prochain quand la majorité des élus de l’’Assemblée nationale refuseront de lui accorder  leur confiance.  Si Emmanuel Macron joue malgré  tout les prolongations en nommant un premier ministre «technique » c’est-à-dire n’appartenant à aucun courant politique come cela fut le cas de Jean Castex lors de la pandémie du Covid il n’ y aura pas de place pour les politiques dans ce gouvernement et Bruno Retaillau rendra son tablier même si Macron fera à nouveau faire appel à lui pour le maintenir dans ce ministère régalien. Cependant il ya de fortes chances que Retaillau refuse car il n’aura plus le soutien de son propre parti que Laurent Vauquier s’accaparera. Alors s’il n’y a plus de Retaillau ou de ministre proche de ses thèses anti algériennes la politique française concernant l’Algérie passera t-elle  au 36 ème plan car le nouveau gouvernement technique ne se préoccupera que du budget de la France qui   a fait tomber deux gouvernements, celui de Barnier et dans peu de jours de Bayrou?  Les prochains jours ou semaines nous le feront savoir. Pendant ce temps Alger observe avec la plus grande attention ce qui se passe de l’autre coté de la Méditerranée, non pas pour espérer un renouvellement salutaire des relations distendues entre les deux pays, cela ne se fera pas tant que Macron restera aux commandes  notamment à cause de sa reconnaissance de  la « marocanité » du  Sahara occidental mais aussi parce que l’Algérie a pris les devants en tournant déjà la page du passé entre elle et l’ex pays colonisateur . En regardant ailleurs, en Europe mais aussi au-delà des océans et des mers l’Algérie s’est déjà libérée du carcan français et c’est en tant que spectatrice assise aux premières loges de cet opéra tragi comique qui fait jouer la France sur scène qu’elle assiste au déclin de ce pays qui a toujours voulu de gré ou de force la soumettre à son champ d’influence exclusif.            

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