Par Naima Allouche—/—La visite du ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, hier, à Annaba, a été largement consacrée au suivi de l’un des chantiers les plus structurants du pays, à savoir, le port phosphatier, appelé à devenir une plateforme d’exportation stratégique pour l’Algérie.
Dès son arrivée sur le site, le ministre a réaffirmé l’importance capitale de ce projet pour l’économie nationale, soulignant son rôle dans la valorisation des gisements de phosphate de Tébessa et leur connexion directe aux marchés internationaux. « Le port phosphatier d’Annaba est un maillon essentiel de notre stratégie de diversification économique. Il doit être livré dans les délais et selon les standards internationaux, car il représente l’image et l’avenir de l’Algérie dans le commerce mondial », a-t-il insisté. Le ministre a mis l’accent sur la nécessité absolue de respecter les échéances contractuelles. Il a rappelé que l’État avait mobilisé des moyens considérables pour lever toute contrainte technique. Pas moins de quatorze bateaux de dragage sont déjà opérationnels, et des équipements spécialisés, fournis par des sociétés nationales et internationales, ont été mis à la disposition des entreprises chargées du chantier. « Nous avons mis en place tous les outils nécessaires. Désormais, aucune excuse ne peut justifier des retards. Ce projet doit avancer à un rythme soutenu », a-t-il déclaré avec fermeté. Sur place, les responsables des entreprises chargées de la réalisation, ont présenté au ministre les caractéristiques techniques du port et l’état d’avancement des travaux. Le futur quai minéralier, long de 1 600 mètres et profond de 16 mètres, pourra accueillir des navires vraquiers allant jusqu’à 80 000 tonnes, avec une cadence de chargement de plus de 5 000 tonnes par heure. Les infrastructures annexes comprennent un brise-lames de 1 400 mètres, l’aménagement d’arrière-quais sur une superficie de 82 hectares et un dragage du bassin portuaire à 16 mètres de profondeur. Ce projet, dont le coût global dépasse 89 milliards de dinars, devrait permettre de traiter un volume annuel estimé entre 6 et 10 millions de tonnes de phosphate, avec des recettes potentielles de plus d’1,5 milliard de dollars par an. Il contribuera non seulement à la croissance des exportations, mais également à la création de milliers d’emplois et au développement industriel de la région. En clôturant sa visite, Abdelkader Djellaoui a adressé un message clair aux entreprises de réalisation : « Le port phosphatier d’Annaba est une infrastructure stratégique. Les retards ne sont pas tolérables. L’État a donné les moyens, nous attendons en retour des résultats. Ce chantier doit être un symbole de la nouvelle Algérie, tournée vers la performance, l’efficacité et la modernité ».
Abdelkader Djellaoui honoré à Annaba
Un hommage empreint de reconnaissance a été rendu, hier, à Abdelkader Djellaoui, ministre des Travaux publics et des Infrastructures et ancien wali d’Annaba, lors d’une cérémonie de départ et de distinction organisée à l’hôtel Seybouss International. Dès 16h, l’événement a réuni autorités locales, élus, chefs de l’exécutif, représentants de la presse, membres du mouvement associatif ainsi que le personnel de la wilaya, venus saluer son parcours et son engagement. Les témoignages exprimés au cours de la rencontre ont mis en lumière l’empreinte laissée par Abdelkader Djellaoui durant son passage à la tête de la wilaya. Son mandat a été marqué par une impulsion décisive donnée aux grands projets structurants, notamment dans les domaines des infrastructures portuaires, du désenclavement routier et de la modernisation des équipements publics. Sous son autorité, des chantiers stratégiques tels que l’aménagement du port minéralier et phosphatier, la réhabilitation de plusieurs axes routiers ainsi que l’amélioration du cadre urbain ont connu une avancée notable. Son action a également été saluée pour la proximité qu’il a su maintenir avec les citoyens et pour son ouverture constante au dialogue avec les acteurs économiques, sociaux et associatifs de la région. Cet esprit de concertation a contribué à renforcer la dynamique de développement local et à insuffler un climat de confiance entre l’administration et la société civile. Aujourd’hui, à la tête du ministère des Travaux publics et des Infrastructures, Abdelkader Djellaoui poursuit cette même vision axée sur la rigueur, la planification et l’efficacité. Sa nouvelle responsabilité à l’échelle nationale lui permet de mettre à profit l’expérience acquise à Annaba pour impulser la réalisation de projets stratégiques au service du développement du pays. Les participants à la cérémonie ont d’ailleurs exprimé leur fierté de voir un ancien wali d’Annaba accéder à une telle fonction, perçue comme une continuité logique d’un parcours fondé sur l’engagement et la compétence. La cérémonie a ainsi constitué un moment de reconnaissance collective, mettant en avant le dévouement et le professionnalisme d’un responsable dont le passage à Annaba restera associé à une étape importante de modernisation et de dynamisme, et dont l’action au gouvernement illustre la continuité d’un engagement en faveur des infrastructures et du développement national.
