Par Kheireddine Boukhalfa—/—Considéré comme l’un des plus nobles au monde après celui d’Italie, le marbre algérien continue de séduire les marchés internationaux. Cette richesse naturelle, au potentiel économique prometteur, s’impose aujourd’hui comme un levier central de la stratégie d’exportation du groupe SONAREM.
Dans cette optique, une réunion stratégique s’est tenue dernièrement au siège du groupe, réunissant le PDG de SONAREM, M. Belkacem Soltani, et son partenaire égyptien, M. Mohamed Ali El Azali. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors du Salon commercial intra-africain (IATF 2025), et vise à accélérer le développement des exportations de marbre et de carbonate de calcium. Autour de la table figuraient également plusieurs figures clés du secteur minier algérien, notamment M. Zitoun Hamid, PDG de l’Entreprise Nationale des Granulats (ENG), ainsi que M. Mohamed Baskri, PDG de l’ENAMARBRE. Ensemble, ils ont planché sur les modalités d’application du protocole d’accord signé durant l’IATF 2025, portant sur l’exportation de 600.000 mètres cubes de marbre, à court et moyen terme, ainsi que de carbonate de calcium. Ainsi, dans son intervention, M. Soltani a rappelé que le marbre constitue un axe stratégique majeur du développement du groupe SONAREM. Il a souligné les efforts de restructuration entrepris pour moderniser et optimiser l’exploitation des carrières nationales, afin de répondre aux exigences des marchés internationaux. L’Algérie dispose, selon lui, d’un marbre de qualité reconnue, notamment des variétés telles que le rouge cristal, le noir et le blanc, capables de rivaliser avec les pierres ornementales les plus prestigieuses du monde, et ce, à des prix compétitifs. De son côté, M. Mohamed Ali El Azali a exprimé un grand intérêt pour les produits algériens. Il a affirmé que le marbre de SONAREM suscite déjà des commandes en provenance d’Égypte, d’Irak, de Syrie, d’Indonésie et de Malaisie. Un engouement qui confirme le potentiel commercial de cette filière à l’échelle régionale et internationale. Pour consolider cette dynamique, M. El Azali a proposé la création d’une agence de commercialisation dédiée, afin de faciliter l’accès du marbre algérien à de nouveaux marchés encore inexplorés, en s’appuyant sur une logistique souple et compétitive. Par ailleurs, et à l’issue de cette rencontre, les deux parties ont convenu de programmer des visites de terrain de M. El Azali dans différentes carrières du pays. Objectif : évaluer les capacités de production sur place et approfondir les perspectives de collaboration future. Cet échange marque une étape clé dans le renforcement de la coopération algéro-égyptienne, tout en illustrant la volonté commune des deux pays de promouvoir une intégration économique africaine accrue. Avec cette nouvelle impulsion, le marbre algérien semble prêt à s’imposer davantage sur l’échiquier mondial des matériaux de construction de luxe.
