France-Maroc-Israel-Le piège algérien:
Quand les stratégies hostiles à l’Algérie se retournent contre leurs auteurs

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L’Algérie, fidèle à sa doctrine de non-ingérence et de souveraineté intraitable, semble avoir été le témoin impassible d’un phénomène de boomerang diplomatique et stratégique ces derniers mois. Ceux qui ont cherché à l’isoler ou à la déstabiliser se retrouvent aujourd’hui confrontés à leurs propres crises domestiques ou régionales. Une ironie cruelle qui confirme la justesse de sa ligne politique inébranlable : on ne se frotte pas à l’Algérie pays arrosé du sang du million et demi de martyrs, sans s’y piquer.

Le revers judiciaire et social de l’axe Maroc-Israël en est un premier pas. Le rapprochement militaire entre le Maroc et Israël, notamment marqué par la visite du ministre israélien de la Défense à Rabat qui a proféré des menaces contre l’Algérie, a été clairement perçu, déploré et dénoncé par Alger comme une menace directe, visant en plus à installer une base de tension à ses frontières, en lien avec le dossier du Sahara Occidental. Les responsables algériens avaient averti que cette coopération militaire, symbolisée par l’acquisition de drones et de technologies de surveillance, ne ferait qu’aggraver l’instabilité régionale. Loin d’avoir affaibli l’Algérie, l’actualité a rappelé la fragilité interne des acteurs ayant pris part à ces manœuvres. Israël, déjà embourbé dans une guerre meurtrière et coûteuse, voit son attention et ses ressources drainées par un conflit intense, notamment après une riposte farouche de l’Iran. La préoccupation première est désormais la survie et la sécurité immédiate de l’entité, et non plus l’intensification d’une rivalité indirecte au Maghreb. Le Maroc, quant à lui, est secoué par une vague de manifestations sociales d’une ampleur inédite depuis fin septembre 2025. Un collectif de la jeunesse, la « GenZ 212 », descend dans la rue, non pas pour un soulèvement politique, mais pour dénoncer la dégradation des services publics, la corruption et le fossé entre les investissements colossaux dans les infrastructures sportives (CAN 2025, Coupe du Monde 2030) et la détresse sociale (santé, éducation). L’ironie est cinglante : alors que des tentatives d’appels à la déstabilisation de l’Algérie, notamment le 8 août, ont été dénoncées par Alger comme provenant de réseaux marocains, c’est le Royaume qui doit faire face à une crise de légitimité sociale et à la mort de manifestants, une situation qui éclipse toute velléité d’agitation extérieure. La France, qui avait tenté un difficile réchauffement diplomatique avec Alger, a vu ses efforts réduits à néant par la prise de position d’Emmanuel Macron en faveur du plan d’autonomie marocain pour le Sahara Occidental. Cette déclaration, perçue à Alger comme un alignement clair et une trahison diplomatique, a plongé les relations bilatérales dans une crise aiguë et multifactorielle (expulsions mutuelles d’agents consulaires, affaire Boualem Sansal, tensions sur les OQTF après l’attentat de Mulhouse). La conséquence interne pour Paris a été immédiate : la crise diplomatique s’est rapidement transformée en un puissant moteur de tensions internes au sein de la classe politique française. Entre les débats enflammés sur l’immigration et la politique intérieure chaotique, le gouvernement français s’est retrouvé contraint d’absorber une crise politique grave, l’obligeant à mettre entre parenthèses le délicat dossier algérien. Le Président français, cherchant à gagner un allié le Maroc, s’est aliéné un partenaire majeur l’Algérie et a indirectement fragilisé son propre exécutif.

La Doctrine Algérienne Confirmée

Face à ce paysage régional et international chahuté, l’Algérie maintient sa posture : une grande puissance militaire et économique stable dans une région en crise, dont la force réside dans sa cohésion interne et son attachement à ses principes. Les événements récents soulignent, selon les observateurs à Alger, que l’Algérie n’a pas eu besoin de riposter par des actions directes ou des manœuvres secrètes ; la stabilité et la doctrine algérienne font office de bouclier qui laisse les tentatives hostiles se cogner et se fracasser sur les réalités complexes de leurs propres pays. Le message est clair : la poursuite de l’escalade avec Alger est un chemin qui mène directement à des troubles internes des pays téméraires. A bon entendeur

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