L’Algérie investit massivement pour se diversifier et affirmer son indépendance.

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Il est vrai que le gouvernement algérien a lancé de nombreux et très ambitieux mégaprojets structurants ces dernières années, avec l’objectif affiché de réduire la dépendance aux hydrocarbures et de stimuler la croissance dans d’autres secteurs.
Ces projets représentent la « réalité » du développement économique algérien et sont un contre-argument direct aux thèses décrivant le pays comme étant en difficulté ou dans l’impuissance. L’Algérie exploite ses importantes ressources minérales pour créer une base industrielle solide. Situé à Tindouf, le mégaprojet de Gara Djebilet (Fer) est l’un des plus grands gisements de fer au monde pour ses réserves estimées à 3,5 milliards de tonnes) dont l’objectif est d’atteindre 20 millions de tonnes/an et réduire drastiquement l’importation de minerai de fer, voire en exporter. Il est prévu une mise en service progressive d’ici 2026. L’autre mégat projet étant cette infrastructure associée qu’est la construction d’une ligne ferroviaire majeure qui s’étend sur plus de 950 km reliant Tindouf à Béchar pour le transport du minerai. Il y a aussi le grand projet Phosphates de Oued Kébérit dans la wilaya de Tebessa qui génère le développement d’une industrie de transformation des phosphates en partenariat, visant à faire de l’Algérie un exportateur majeur de phosphate et de fertilisants. Pour ce qui est des énérgies renouvelables et leur diversification et face aux défis climatiques et à la volonté de transition énergétique, l’Algérie investit dans le solaire par le lancement de plusieurs programmes majeurs (comme le programme « Solar 1000 MW » et un autre de « 2000 MW ») visant à installer de nouvelles centrales solaires. l’objectif étant d’atteindre une capacité de production d’énergie propre significative pour l’autoconsommation et l’exportation future d’hydrogène vert. A cet effet l’Algérie se positionne pour devenir un leader de l’hydrogène vert en Afrique, profitant de son potentiel solaire exceptionnel et de ses infrastructures gazières existantes (comme le Trans-Saharan Gas-Pipeline – TSGP).
Agro-Industrie et souveraineté alimentaire
La sécurité alimentaire est une priorité pour l’Algérie notamment pour réduire les importations coûteuses. Le partenariat Algéro-Qatari pour la construction d’un complexe laitier géant à Adrar Baladna) est présenté comme l’une des plus grandes fermes intégrées au monde pour la production de lait en poudre. L’objectif étant de couvrir plus de la moitié des besoins nationaux en poudre de lait (200 000 tonnes/an) et créer des milliers d’emplois. La production de céréales et de tomates cerises est aussi un programmes visant l’autosuffisance en blé et l’exportation de produits à forte valeur ajoutée comme les tomates cerises. Ces projets témoignent d’une volonté politique forte et d’une capacité de financement grâce aux réserves de change et aux revenus des hydrocarbures. Les mégaprojets montrent le potentiel colossal de l’Algérie et l’ambition de son leadership de diversifier l’économie. Ils sont la preuve d’une projection vers l’avenir. Cependant, les mégaprojets sont la preuve concrète que l’Algérie investit massivement et se projette comme une puissance régionale. Ces faits contredisent l’image d’un pays impuissant » souvent véhiculée par les médias français et marocains les plus critiques. Les Investissements Directs Étrangers (IDE), la réforme du Code de l’investissement et la transformation du Sahara en grenier agricole, tout ces éléments sont des preuves tangibles de la stratégie algérienne visant l’indépendance économique et contredisent l’image d’un pays « en difficulté structurelle », des chantiers concrets qui affirment la souveraineté économique de l’Algérie.
Impact de la réforme du code de l’investissement et des IDE
La loi n° 22-18 de 2022 relative à l’investissement (et les textes d’application qui ont suivi) est une pièce maîtresse de la nouvelle stratégie économique. Le rapport de la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement) pour 2024 a effectivement montré une progression des flux d’IDE vers l’Algérie (estimée à +18 % en 2024 selon certaines analyses). Cette hausse va à contre-courant des tendances mondiales et est un signe positif de l’attractivité retrouvée du pays. Les objectifs de la réforme ont établi le principe de la liberté d’investir pour les personnes physiques ou morales, nationales ou étrangères, dans le respect de la loi. L’abrogation de la règle du 49/51 (qui obligeait le partenaire algérien à détenir la majorité du capital) pour la plupart des secteurs a été un signal fort pour les investisseurs étrangers, simplifiant considérablement les partenariats. La loi met l’accent sur la sécurité juridique des investissements, l’égalité de traitement entre investisseurs algériens et étrangers, et la protection contre la réquisition administrative. Elle a également mis en place l’Agence Algérienne de Promotion de l’Investissement (AAPI) pour simplifier les procédures administratives. Bien que l’essentiel des IDE reste concentré dans le secteur des hydrocarbures, la loi vise à les réorienter vers des secteurs prioritaires à forte valeur ajoutée (agriculture, industrie, énergies renouvelables). La stabilité progressive des flux d’IDE en 2023 et 2024 confirme l’amélioration du climat d’investissement. La tTransformation du Sahara en grenier agricole est un projet titanesque qui est au cœur de l’objectif d’atteindre l’autosuffisance alimentaire, notamment pour le blé dur. L’Algérie est l’un des plus grands importateurs de céréales au monde. Le projet vise à réduire cette dépendance coûteuse en devises par la mobilisation des terres dont l’objectif est de transformer potentiellement 1,5 million d’hectares de désert en terres agricoles productives, en utilisant l’immense ressource de la nappe phréatique de l’Albien (la plus grande réserve d’eau fossile au monde). Le recours aux rampes d’irrigation pivot et à la technologie moderne est essentiel pour cultiver des cultures gourmandes en eau comme le blé, l’orge ou le maïs dans un environnement aride. L’Algérie a signé des accords majeurs avec des entreprises étrangères (notamment d’Italie, de Turquie et du Qatar) pour sécuriser les semences, le savoir-faire et les investissements nécessaires à la production massive de céréales. Le sud du pays, faut-il le rappeler, produit déjà une part significative de la récolte nationale, et le gouvernement vise à couvrir les deux tiers des besoins nationaux en céréales en combinant les productions du Nord et du Sud. Ces faits  »la hausse des IDE (confirmée par la CNUCED) et la stratégie agricole (avec des projets concrets comme la production de blé dans le Sahara) » illustrent une politique d’affirmation économique qui réfute l’idée d’un pays tel que décrit par nos ennemis de l’ouest ». L’Algérie utilise ses propres ressources et son potentiel pour se projeter comme une puissance économique indépendante.

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