France Caen-Carpiquet – Algérie:
Le projet aérien qui veut faire décoller les échanges entre la Normandie et l’Algérie

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EXCLUSIF – Porté par un trio d’experts et soutenu par des centaines de citoyens, français et franco-algériens, le projet d’une liaison aérienne directe entre Caen et l’Algérie entre dans une phase décisive. Entre tourisme de mémoire, retrouvailles familiales et opportunités d’affaires inédites, cette ligne promet de devenir un véritable pont économique au-dessus de la Méditerranée.
Dans un courrier parvenu à notre rédaction par notre contact, c’est un projet inédit qui, grâce à la ténacité d’une poignée de passionnés, est en train de devenir une réalité tangible. L’idée est simple mais ambitieuse : désenclaver la Normandie en offrant aux voyageurs une liaison directe depuis l’aéroport de Caen-Carpiquet vers les grands pôles algériens (Alger, Oran, Constantine ou Annaba). Derrière cette initiative, trois visages s’imposent comme les architectes d’un rapprochement historique. Au cœur du réacteur, Adda Khoualed, consultant et porteur de projet spécialisé en relations institutionnelles. Son rôle est stratégique : naviguer entre les méandres administratifs et convaincre les autorités aéronautiques de la viabilité du dossier. À ses côtés, Amine Gaouar, figure respectée et président de l’Union Franco-Algérienne de Normandie, apporte le poids de la société civile et une connaissance fine des réseaux binationaux. Pour parfaire l’édifice, Mme Assia Ouarti assure la coordination vitale entre les adhérents — déjà plusieurs centaines — et les institutions, garantissant que le projet reste ancré dans les besoins réels de la population. tous les trois des franco-algériens. selon les initiateurs du projet, Caen et l’Algérie sont deux rives aux atouts miroirs d’où le projet qui ne se limite pas au transport, se veut un catalyseur touristique. Caen, la cité de Guillaume le Conquérant avec son château ducal, ses abbayes et sa proximité immédiate avec les plages du débarquement, la capitale calvadosienne offre une richesse historique et culturelle immense pour les visiteurs algériens qui obtiendraient leur visas en quête de patrimoine européen. L’Algérie, la « Belle Méditerranéenne », du Jardin d’Essai d’Alger aux ruines romaines de Tipaza, en passant par le charme oranais, les ponts suspendus de Constantine ou les monts de Seraidi à Annaba, l’Algérie s’ouvre au monde. Pour les Normands, c’est la promesse d’un émerveillement total à moins de trois heures de vol, entre mer, montagnes de Kabylie et portes du Sahara.
Un levier économique pour les hommes d’affaires
L’impact le plus fort pourrait bien être financier. De nombreux chefs d’entreprise caennais lorgnent aujourd’hui vers le marché algérien, dynamisé par la nouvelle Loi sur l’Investissement. « L’Algérie n’est plus seulement un marché de consommation, c’est une terre de production », explique un proche du dossier. Le pays offre désormais des facilités considérables : Guichet unique pour la création d’entreprise, avantages fiscaux et douaniers prolongés pour les projets stratégiques, coûts énergétiques extrêmement compétitifs pour l’industrie. et enfin un accès au foncier industriel simplifié. Pour les investisseurs de Caen et de sa région (agroalimentaire, logistique, numérique), cette ligne directe supprimerait le « parcours du combattant » via Paris ou Nantes, transformant une contrainte logistique en opportunité de croissance immédiate. Avec des centaines d’adhérents déjà mobilisés, le projet bénéficie d’une base solide. Il répond à une attente sociale forte de la communauté binationale, lasse des trajets interminables pour rejoindre leurs familles. En rapprochant les deux rives, Adda Khoualed, Amar Gaouar et Assia Ouarti ne font pas seulement voler des avions : ils réécrivent une page de coopération régionale moderne et pragmatique.

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