L’ancien ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, semble avoir fait de la diatribe anti-algérienne son nouveau fonds de commerce. Invité sur le plateau de TVL, une chaîne connue pour sa ligne éditoriale identitaire et souvent xénophobe, celui qui a été déclaré persona non grata par Alger s’est fendu d’une analyse aussi baroque qu’infondée. Son dernier grief ? Une prétendue «alliance occulte» entre militaires, islamistes et… les Anglo-Saxons, pour bouter la langue française hors du pays.
Le fantasme du «complot» contre le français une invention purement fantaisiste qui s’inscrit dans un raisonnement qui frise l’obsession, incite M. Driencourt à tenter de transformer une décision de souveraineté éducative algérienne en une conspiration géopolitique. Pour l’ex-diplomate, l’essor de l’anglais en Algérie ne serait pas le fruit d’une volonté de modernisation, mais une manœuvre orchestrée avec la complicité de Washington et de Londres. Il pointe du doigt l’activisme numérique des ambassadeurs américain et britannique à Alger, feignant d’ignorer que la diplomatie moderne passe par l’influence culturelle et technologique. En réalité, ce que Driencourt refuse d’accepter, c’est que le français s’effondre de lui-même, victime de son propre essoufflement et non d’un complot imaginaire car Xavier Driencourt voit l’Algérie comme un territoire qui devrait rester culturellement et économiquement sous l’influence française oubliant que l’Algérie souveraine est maîtresse du choix de l’universalité. L’Algérie, nation souveraine, n’a de comptes à rendre à personne sur ses orientations pédagogiques. Le renforcement de l’enseignement de l’anglais dès le cycle primaire est un choix pragmatique et tourné vers l’avenir. Une langue de science et d’économie : Aujourd’hui, plus de 80 % des publications scientifiques mondiales sont en anglais. Pour les étudiants et chercheurs algériens, l’anglais est la clé d’accès au savoir universel, là où le français devient une langue de plus en plus régionale et limitée. En privilégiant l’anglais, l’Algérie s’inscrit dans la dynamique de la mondialisation. C’est la langue de l’informatique, de l’intelligence artificielle, de l’aviation et du commerce international. En sortant du tête-à-tête exclusif avec la langue française, l’Algérie se libère des scories d’un passé colonial que certains, comme Driencourt, tentent désespérément de maintenir sous perfusion à travers la «francophonie».
Driencourt un diplomate aux abois
L’acharnement de Xavier Driencourt, un diplomate aux abois, témoigne d’une profonde amertume. Après deux mandats à Alger, son incapacité à comprendre l’évolution de la société algérienne, une jeunesse qui regarde vers le monde et non plus seulement vers Paris, est flagrante. En choisissant des plateaux de télévision marqués à l’extrême droite pour déverser son «venin», il finit par discréditer la fonction qu’il a occupée. L’Algérie ne «liquide» pas une culture par haine; elle choisit les outils de sa puissance future. L’anglais n’est pas une arme de destruction, c’est un levier de développement. Que cela déplaise aux nostalgiques d’une époque révolue ne changera rien à la marche de l’histoire: l’Algérie avance, et elle le fait dans la langue qu’elle a choisie. N’en déplaise à ses détracteurs.
Accueil Actualités Xavier Driencourt sur TVL:Les errances d’un diplomate nostalgique face à la souveraineté...
