L’Algérie entretient de bonnes relations avec le Vénézuela et cela ne date pas d’hier. Ce qui vient de se produire à Caracas incite à la plus grande prudence. Inutile de faire des commentaires qui ne serviront à rien car le mal est fait. La position algérienne est connue. Elle n’en fait pas un secret. C’est le respect du droit interntional sauf que celui-ci est constmment bafoué. Alors pourquoi en rajouter. Durant son mandat au Conseil de sécurité de l’ONU, l’Algérie, à travers son représentant Amar Benjama, s’est brillamment distinguée à travers ses interventions qui génaient considérablement le pays qui se fichait comme d’une guigne tout ce que disait cette instance. Malgré cela notre pays marquait des points en démontrant la justesse de chacune de ses interventions. L’Algérie n’a cessé de mettre en exergue cequi se passait dans l’enclave de Ghaza où l’occupant sioniste bombardait, affamait, assoiffait et laissait sans soins des enfants qui mourraient chaque jour. On appelle cela un génocide et ce mot était repoussé à chaque fois qu’il était prononcé par le pays qui détenait la cléf de toute solution au problème palestinien. L’Algérie avait aussi condamné l’intervention américaine en Iran sans que cela ne dérange en aucune façon son responsable. Avec ce qui vient de se passer à Caracas dont tout le monde sait jusqu’à une partie du peuple américain que cette intervention vient de rendre le droit d’ingérance comme une option irréversible, mettant fin ainsi à l’ossature de la charte des nations unies. Que va dire le conseil de sécurité à propos de cette spectaculaire intervention par un des membres permanents de ce conseil ? Il va condamner sans croire un seul instant qu’une telle condamnation puisse changer quelque chose. L’Algérie a compris depuis longtemps que le droit international tel qu’il est décrit dans la charte des nations unies est mort même si officiellement elle continue de s’en prévaloir avec une certaine ardeur. En fait les Algériens dans ce contexte extremement troublant et conflictuel ne veulent plus être plus royalistes que le roi. La réalpolitok s’impose aujourd’hui dans toute sa dimension. A quoi bon aller dans le sens contraire à l’histoire d’un monde qui renoue avec la notion d’empire. Il ne faut pas se voiler la face concernant la volonté de Donald Trump de dominer le monde. Il n’en fait pas un secret et il le proclamme avec arrogance en disant notamment ceci «Ceux qui s’opposent à nous sont contre nous et ils nous trouveront sur leur chemin» En entendant cela quel pays oserait aujourd’hui se mettre au travers de celui qui veut réduire l’Amérique du sud en une somme d’Etats provinciaux, d’annexer le Groenland sans coup férir, de vouloir changer le pouvoir en Iran, de fortifier le pouvoir de gendarme de son supplétif Israel dans le proche orient en mettant fin à l’exitence d’un Etat palestinien sans qu’aucun pays arabe n’intervienne? L’Algérie est–elle une adepte du Don Quichotisme? Certes non ! Notre pays se contentera d’observer avec toute la prudence qu’il faut en évitant de tomber dans le piège que voudraient sans doute lui tendre ses ennemis les plus déclarés et ceux qui les soutiennent en coulisses.
