Dans une démarche politique et humanitaire marquante, la présidence de la République algérienne a annoncé, ce dimanche 11 janvier 2026, une mesure d’apaisement d’envergure en faveur de la diaspora. À l’occasion de la célébration de Yennayer 2976, le chef de l’État Abdelmadjid Tebboune a acté la régularisation des Algériens se trouvant en situation irrégulière à l’étranger, marquant ainsi une volonté de réintégration pour ceux que le destin ou de mauvais calculs ont éloignés du territoire national. Cette initiative cible prioritairement une jeunesse vulnérable, souvent piégée dans la précarité après avoir été incitée à l’exil par des discours hostiles ou des promesses illusoires. Le texte officiel identifie spécifiquement deux profils de ressortissants. D’une part, ceux ayant quitté le pays par crainte de poursuites mineures liées à des infractions légères ou à de simples convocations pour trouble à l’ordre public. D’autre part, les victimes de réseaux ayant instrumentalisé le phénomène de la « Harga » (émigration clandestine) à des fins de propagande politique. Pour le pouvoir central, il s’agit de soustraire ces citoyens à l’extrême misère et à l’influence de réseaux criminels ou mafieux qui exploitent leur détresse loin de leurs proches. Toutefois, cette main tendue par l’État algérien reste soumise à des critères de sélection rigoureux. La première condition sine qua non pour bénéficier de ce dispositif est l’engagement formel de l’intéressé à ne pas récidiver dans les comportements ayant conduit à sa situation actuelle. La mise en oeuvre administrative de cette mesure sera pilotée directement par le réseau consulaire algérien, qui accompagnera les démarches jusqu’au retour effectif des ressortissants sur le sol national. Néanmoins, la clémence présidentielle connaît des limites infranchissables. Sont strictement exclus de cette procédure de régularisation les individus impliqués dans des crimes de sang, le trafic de stupéfiants ou d’armes. De même, toute personne ayant collaboré avec des services de renseignement étrangers dans l’intention de nuire à la souveraineté ou aux intérêts de l’Algérie est d’office écartée du programme. Par cet acte, Alger cherche à stabiliser sa relation avec sa communauté établie à l’étranger tout en réaffirmant la primauté de la sécurité nationale.
Accueil Actualités Yennayer 2976:Une mesure de grâce présidentielle pour réintégrer les Algériens de l’étranger
