
On aura tout vu comme extravagance mais celle qui vient d’être proposée par le président des Etats-Unis est unique en son genre. Donald Trump veut courcircuiter l’actuel conseil de sécurité de l’ONU en mettant parallèlement à cette instance ce qu’il nomme «Conseil de la paix» avec un droit d’entrée payant fixé à 1milliard de dollars, ni plus, ni moins. Le droit international vient, encore une fois, recevoir le camouflet le plus saisissant de son histoire. Un nouvel ordre mondial est en train de se mettre en place, balayant l’ancien qui a montré ses limites d’ailleurs bien avant l’arrivée de Donald Trump. La déconfiture a commencé avec Georges W Busch lorsqu’il prit sur lui d’envahir l’Irak sans l’aval du Conseil de sécurité en prétextant que ce pays possédait des armes de destruction massives alors que les faits ont démontré qu’il n’en était rien et que les soi-disant preuves présentées par Collin Powell à l’ONU étaient fausses. Après l’invasion de l’Irak il y a eu maintes tentatives d’obstruction du droit international. Citons quelques unes d’entre elles, à l’instar de l’intervention américaine contre la Serbie à propos du Kosovo ou celle française avec l’accord des américains en Libye. Toutes les limites ont été franchies sans que l’ONU ne puisse faire grand chose. Ne parlons pas du champion numéro un du piétinement du droit interntional qu’est Israel, soutenu sans réserve par les Etats–Unis. Alors comment s’étonner aujoud’hui qu’on en soit arrivé à un tel stade de déliquescence? Le second mandat de Donald Trump n’a fait que donner l’estocade à un droit international sans cesse malmené. La nouvell devise de ce président repose sur la puissance miltaire et économique. Le pays qui détient la plus grande et la meilleure puissance peut tout faire car nul ne pourra l’arreter. Il se trouve que les Etats-Unis détiennent et de loin une telle puissance, les autres pays qui suivent sont la Russie et la Chine. Or ces deux sous puissances ne peuvent pas rivaliser actuellement avec les Etats-Unis qui ont une longueur d’avance sur les capacites militaires offensives et défensives. Dernièrement Donald Trump a annoncé vouloir augmenter le budget défense de son pays qui est déja faramineux (1000 miliards de dollars annuels) à 1500 milliards de dollars. Or ni la Chine ni la Russie ne pourront mettre de coté des chiffres autant énormes. Quand la démesure prend de telles proportions il n’y plus rien à faire, juste s’incliner. Cependant ce bouleversement d’un ordre mondial qui était franchement inique car il donnait souvent raison à ceux qui le maltraitaient a finalement du positif en lui car jusqu’ici les maitres du monde étaient les Etats-Unis et l’Europe avec l’omniprésence de l’OTAN, ce bouclier défensif qui peut devenir offensif qui maintenait un statu quo hérité de la guerre froide. Avec une telle conception Donald Trump veut ériger les Etats-Unis en maitres du monde, en voulant s’octroyer un territoire immense qu’est le Groenland. Cette immense terre de glace appartient souverainement au Danemark, pays européen membre de l’OTAN. Or dérision des dérisions qui exerce le commandement de l’organisation outre atlantique? Ce sont bien sûr les Etats–Unis. Or cette Europe dont la plupart de ses pays dépendent des équipements militaires américains sait que si le parapluie US saute ils ne pourront pas faire face à la Russie qui aura toute facilité à grignoter le maximum de territoires ukrainiens et pourquoi pas amputer une grande partie des pays baltes. Or quand Trump dit «Je veux le Groenland quel que soit le prix à payer» cela donne à réfléchir à l’Allemagne, à la Pologne à la Roumanie et à la Bulgarie. La France dirigée par Emanuel Macron fait manifestement cavalier seul. Son président veut jouer les Don Quichotte de la Manche, ce qui fait sourire Donald Trump, lequel sait que le président français ne fait pas le poids et que la majorité qualifiée qu’il veut obtenir pour activer une réaction économique européenne jamais utilisée auparavant appelée «Bazooka» ne réussira jamais à faire le consensus car une grande partie de cette Europe des 27 mange dans les mains de Donald Trump, lequel a averti Macron que si d’aventure il continuait de l’irriter, il en pâtirait. A bon entendeur salut ! Ce bouleversement de la géopolitique planétaire prépare un changement global dans les relations d’Etat à Etat lesquelles ne respecteront à l’avenir aucune norme admise jusqu’ici puisque celles–ci sont devenues obsolètes. 2026 marque décidément un tournant décisif dans les relations internationales .