Algérie –USA:
Est–ce la fin des amalgames ?

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Des membres du congrès sans qu’il ne soit spécifié s’il s’agit de représentants ou de sénateurs ni de quel parti ils appartiennent ont parlé en faveur de l’Algérie et leurs déclarations jettent un regard nouveau sur le pays. D’abord et sans ambiguïté ils soulignent le rôle essentiel que joue l’Algérie dans la lutte anti terroriste dans la région. Ils citent à ce propos le combat incessant que mène ce géant nord africain, depuis des années, contre les groupes affiliés à El Qaïda qui ont échoué à faire de l’Afrique du nord un terrain de conflit censé déstabiliser les Etats de la région. Ces membres du Congrès américain ont fait allusion aux années sanglantes connues par l’Algérie au cours desquelles et sans l’appui d’aucun pays, l’Etat national a pu et su battre militairement une véritable armée fanatisée à extrêmement par une idéologie dévastatrice et poussé celle–ci à capituler. Maniant à la fois le combat militaire et l’offre de réconciliation à la condition sans concession de rendre les armes et de se soumettre aux lois de la république l’Algérie à travers des institutions très solides qui n’ont jamais été ébranlées a finalement réussi un pari qu’aucun pays soumis à de telles attaques frontales aussi dures et aussi organisées n’a pu y arriver. L’exemple de Daesh en Irak et en Syrie est à cet égard des plus significatifs. Cet exemple d’expérience du terrain contre un terrorisme armé affichant des objectifs évidents les Américains commencent à s’en rendre compte par son efficacité, d’où ces déclarations des membres du congrès US. Dans cet appel adressé d’abord à leurs pairs mais aussi à la Maison Blanche ces congressistes plaident résolument pour un rapprochement plus poussé avec ce grand pays du Maghreb. Un rapprochement basé sur une confiance mutuelle et l’échange de renseignements que les sattellites américains ne réussissent pas à obtenir. Pour ces représentants de la Chambre Basse ou ces sénateurs de la plus haute chambre du congrès la coopération d’ordre sécuritaire doit s’intensifier et atteindre un niveau jamais égalé. En ces moments décisifs où l’ex puissance coloniale, autrement dit la France, ne joue plus aucun rôle au Sahel et où son échec consommé a permis à des groupes terroristes de se reconstituer et se refaire une santé le rôle de stabilisateur dans la région ne peut revenir qu’ à l’Algérie qui sait et qui a toujours su comment opérer pour réduire les capacités de nuisance de ces groupes dont la menace est prise au sérieux par les Américains. Sachant que la plupart des pays où ces groupes opèrent sont aujourd’hui dirigés par des juntes militaires, lesquelles ne peuvent pas faire face à l’avancée de ces derniers. On parle même d’un blocus de la capitale malienne par ceux qu’on nomme les Djihadistes. Aux dernières nouvelles Bamako est assiégée par une armée invisible qui contrôle ce qui entre et ce qui sort dans cette ville. De plus des pertes sévères sont régulièrement infligées aux militaires maliens qui n’osent plus sortir de leurs bases militaires. L’Algérie aurait pu mettre fin à ce capharnaüm si la junte qui dirige ce pays n’avait pas pris la décision de dénoncer les accords d’Alger qui avaient permis durant des années à freiner l’intensité des groupes armés opérant dans ce pays. Si le Mali tombe aux mains des djihadistes, ce qu’il ne faut en aucun cas exclure l’éventualité, les Américains compteront probablement sur l’Algérie pour stopper un chaos prévisible qui pourrait entraîner plus au sud du Sahel un scénario analogue.

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