Depuis deux jours au fond d’un puits:
Une course contre la montre pour sauver le petit Ayoub à El Bayadh

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Par Mohamed Tahar Aissani—/—
La Protection civile a annoncé, ce vendredi, que l’opération de sauvetage du jeune Ayoub, tombé deux jours auparavant dans un puits artésien asséché dans la wilaya d’El Bayadh, se poursuivait sans interruption. D’importants moyens humains, techniques et matériels ont été mobilisés afin de tenter d’atteindre l’enfant dans les meilleures conditions de sécurité. Dans une déclaration accordée à Radio El Bayadh, le chargé de communication de la Protection civile de la wilaya a indiqué que les équipes de secours travaillaient jour et nuit et que l’opération avait désormais atteint un stade avancé. Selon la même source, une progression notable a été enregistrée dans les travaux de creusement parallèle au puits. Ceux-ci sont conduits avec une extrême prudence, selon des mesures de sécurité rigoureuses, afin de protéger aussi bien l’enfant que les secouristes engagés sur le terrain. Le responsable a par ailleurs démenti les informations relayées sur les réseaux sociaux faisant état de la découverte ou de l’extraction d’Ayoub. Il a insisté sur le fait que les opérations de recherche et de sauvetage étaient toujours en cours. La Protection civile était intervenue le 2 septembre, vers 12 h 15, après le signalement de la chute d’un enfant dans un puits artésien asséché, au village d’Er-Rokn. Cette localité est située entre les routes nationales no 107 et 47, dans la commune d’El Ghassoul, relevant de la daïra de Brézina. La journée avait pourtant commencé de manière tout à fait ordinaire pour Ayoub. D’après les informations disponibles, l’enfant revenait après avoir apporté un repas à son frère, qui gardait un troupeau de moutons. Alors qu’il marchait sur une plaque de contreplaqué recouvrant l’ouverture d’un puits traditionnel, celle-ci aurait brusquement cédé sous son poids. Ayoub est alors tombé à l’intérieur, déclenchant une opération de secours particulièrement complexe en raison de la configuration et de la dangerosité des lieux. Le puits atteint environ 80 mètres de profondeur, pour un diamètre ne dépassant pas 40 centimètres. Il s’agit d’un ouvrage traditionnel dépourvu de tube de soutènement. Il serait également obstrué par de la terre jusqu’à une profondeur estimée à une trentaine de mètres. Ces caractéristiques rendent tout accès direct extrêmement dangereux. La difficulté ne réside pas uniquement dans la profondeur du puits : son étroitesse, la fragilité du sol et l’accumulation de terre à l’intérieur exposent les intervenants à un risque important d’effondrement. Dans ces conditions, faire descendre un secouriste à l’intérieur du conduit constituerait une manœuvre particulièrement périlleuse, susceptible de provoquer de nouveaux éboulements et de mettre davantage en danger l’enfant comme les équipes d’intervention. Face à ces contraintes, les équipes de secours ont opté pour une méthode plus complexe, mais jugée plus sûre : creuser un passage parallèle au puits à l’aide d’engins lourds. L’objectif est d’atteindre progressivement la profondeur à laquelle Ayoub serait susceptible de se trouver, avant d’ouvrir un accès horizontal en direction de son emplacement présumé. Cette opération nécessite toutefois une précision extrême. Les parois du chantier doivent être consolidées à mesure que le creusement avance, afin d’éviter tout glissement de terrain ou effondrement susceptible de compromettre le sauvetage. Des équipes spécialisées surveillent également la situation à l’aide de caméras et d’équipements techniques. Elles tentent ainsi de localiser l’enfant avec précision, de suivre l’évolution des travaux et d’évaluer les risques en temps réel. La présence de couches rocheuses et d’un sol de composition irrégulière complique davantage l’intervention. Les secouristes sont contraints d’avancer avec une extrême prudence afin que les vibrations provoquées par les engins n’entraînent pas d’effondrement supplémentaire. Malgré ces difficultés, les informations provenant du terrain font état d’une avancée dans les travaux de creusement. L’opération se poursuit sans relâche, dans une véritable course contre le temps. À proximité immédiate du lieu de l’accident, les équipes médicales et paramédicales ainsi qu’une ambulance demeurent en état d’alerte. Elles se tiennent prêtes à prendre en charge Ayoub dès que les secouristes parviendront à l’atteindre. Au fil des heures, le drame a dépassé les frontières de la wilaya d’El Bayadh pour devenir une affaire suivie dans tout le pays. Sur les réseaux sociaux, les messages de solidarité se multiplient, accompagnés du mot d’ordre : « Sauvez Ayoub ». Des milliers d’Algériens suivent désormais l’évolution de l’opération et adressent leurs prières à l’enfant, à sa famille ainsi qu’aux secouristes mobilisés sur le terrain. Tous espèrent que ces longues heures d’angoisse s’achèveront par une nouvelle rassurante. Pendant que les engins poursuivent leur progression dans les profondeurs de la terre, la priorité des équipes de secours demeure inchangée : atteindre Ayoub aussi rapidement que possible, sans compromettre sa sécurité ni celle des hommes engagés dans cette opération délicate. Dans l’attente d’une communication officielle, la Protection civile appelle à la prudence face aux rumeurs circulant en ligne et recommande de ne se fier qu’aux informations diffusées par les autorités compétentes.

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