– La secrétaire d’Etat auprès du ministre des Mines et des Industries minières, Karima Bakir Tafer, a indiqué, mardi à Alger, lors de la rencontre algéro-britannique sur le secteur minier, que la nouvelle loi minière offre un cadre législatif et réglementaire incitatif à l’investissement et au partenariat international, à travers la simplification des procédures d’investissement, le renforcement de la transparence et la valorisation des ressources. Dans une allocution prononcée lors de cette rencontre, organisée par le Conseil d’affaires algéro-britannique, en présence de l’ambassadeur du Royaume-Uni auprès de l’Algérie, James Robert Stephen Downer, et de représentants d’entreprises et d’organismes britanniques opérant dans le secteur, Mme Tafer a précisé que la nouvelle loi minière établit des bases « solides » et « sans précédent » répondant aux normes internationales les plus compétitives, notamment en termes de simplification des procédures d’investissement, d’instauration d’un partenariat équilibré, d’octroi d’une haute valeur juridique aux autorisations et aux titres miniers, et de valorisation du contenu. La secrétaire d’Etat a également indiqué que ces « réformes substantielles » offrent un cadre législatif et réglementaire pour plusieurs grands projets structurants sur lesquels l’Algérie mise actuellement pour changer la carte économique de la région, notamment le projet d’exploitation du minerai de fer de Gara Djebilet, le projet de phosphate intégré et le projet d’exploitation du zinc et du plomb. Après avoir mis en exergue les « énormes potentialités géologiques » dont regorge l’Algérie, la secrétaire d’Etat a rappelé l’importance de la création d’un ministère dédié aux mines et aux industries minières dans le cadre de la vision stratégique globale du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune. Dans le même contexte, Mme Tafer a souligné que la rencontre algéro-britannique constitue une occasion pour établir des partenariats stratégiques fructueux et mettre en place un modèle de coopération durable, fondé sur le principe gagnant-gagnant, à même de contribuer à « impulser le développement économique » et à « renforcer la nouvelle dynamique minière dans notre pays ». De son côté, l’ambassadeur britannique a affirmé que son pays entend s’ouvrir à de nouveaux secteurs d’investissement en Algérie, à leur tête celui des mines, dans le cadre d’une dynamique visant à renforcer les relations commerciales entre le Royaume-Uni et l’Algérie, précisant que les entreprises britanniques en activité cherchent à explorer les possibilités de coopération dans ce secteur « stratégique » et les opportunités de développement économique pour les deux pays. Le président du Conseil d’affaires algéro-britannique, Martyn Roper, a, quant à lui, mis en avant l’importance des mesures incitatives prévues par la nouvelle loi minière, indiquant que le secteur minier algérien offre d’importantes opportunités pour le renforcement des relations commerciales entre les deux pays, d’autant plus que les entreprises britanniques jouissent d’une solide expertise dans le secteur minier et manifestent un réel intérêt pour l’investissement en Algérie. Les représentants des entreprises et organismes britanniques participant à cette rencontre ont affiché leur intérêt pour les opportunités d’investissement qu’offre le secteur minier en Algérie, à travers les différentes chaînes de valeur, soulignant l’importance de la diversité dont dispose l’Algérie en matière de ressources minières. Cet événement a également été marqué par l’organisation de rencontres B2B réunissant les partenaires et opérateurs algériens avec les entreprises britanniques, en vue d’explorer les opportunités d’investissement et de partenariat, ainsi que les perspectives de coopération dans les domaines de la recherche minière, des services, des équipements et de la technologie.
