L’épineux dossier des retraites sera examiné l’année prochaine a-t-on appris auprès des sources syndicales. Ce dossier sera discuté lors de la tripartite (Gouvernement –syndicats – patronat) prochainement mais le sujet sera disséqué en 2022 et des décisions seront alors prises.
Cette fois-ci la traditionnelle tripartite associera plusieurs syndicats et non pas un seul (l’UGTA) comme cela a toujours été le cas. Les patrons également seront représentés par les chefs des principales organisations syndicales et non plus par le très controversé FCE d’Ali Haddad comme c’était le cas lorsque l’ex président était au pouvoir. Il y aura donc une diversité d’opinions au cours de cette réunion qui traitera avant tout du plan de relance de l’économie nationale et de son accélération mais également de la question du pouvoir d’achat et de l’inflation qui demeure la principale préoccupation des Algériens. Un dossier important sera également mis sur la table, celui des retraites. On connait déjà le point de vue des syndicats et celui de l’UGTA, tous veulent un retour à la retraite proportionnelle dans sa nouvelle version celle de travailler 32 années pleines. Les partenaires sociaux estiment que travailler jusqu’à l’âge de soixante ans est amplement suffisant et que ceux ou celles qui veulent partir à la retraite peuvent le faire en toute légalité. Le gouvernement, par la voix d son ministre concerné exprimée à la radio nationale n’est pas fondamentalement opposé à cette formule d’anticipation de la retraite mais pour le gouvernement il n’’est pas question de revenir à cette retraite proportionnelle qui faisait partir les travailleurs dès l’âge de cinquante ans. Ce sera soixante, pas une année en moins. Le gouvernement a en outre fait savoir que ceux ou celles qui veulent prolonger la durée de leur travail au-delà de soixante ans pourront toujours le faire et ils gageront plus que ceux qui optent pour le régime des 32 ans de présence au travail. Par contre on ne sait toujours pas s’il y aura une revalorisation des pensions en 2022. En 2021 le gouvernement avait gelé cette revalorisation. C’est la première fois qu’il le fait depuis l’instauration du régime des retraites intergénérationnelles qui date du début de l’indépendance et qui avait été calqué sur le régime français. Cela prouve que l’exécutif actuel ne fonctionne pas au sentiment mais agit en toute logique économique. Est-ce que le gouvernement augmentera les pensions de retraite le 1er mai prochain comme c’était le cas chaque année sauf en 2021 ? Peut-être qu’il le fera mais en toute proportion, ce ne sera une revalorisation spectaculaire mais un simple relèvement indiciaire pour limiter l’érosion du pouvoir d’achat qui touche particulièrement les retraités surtout ceux qui perçoivent une pension équivalente à 25000 dinars mensuels qui sont durement touchés dans leur quotidien. Toujours est-il qu’un léger relèvement est toujours bienvenu d’autant que le prélèvement de l’IRG sera revu à la baisse pour tous ceux qui perçoivent une retraite ne dépassant pas les 60000 dinars et qui sera totalement supprimé pour ceux qui ont une retraite à 40000 dinars. Cette diminution et suppression de l’impôt sur le revenu global, décidée dans la loi de finances 2022 augmentera les revenus des pensionnés et cela compensera toute revalorisation espérée par ses bénéficiaires.
