Corps diplomatique:
Les instructions fermes du président

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Le chef de l’État, réunissant mardi dernier, l’ensemble du corps diplomatique accrédité au proche et Moyen-Orient, les a instruits de mettre tout en œuvre pour que la communauté algérienne établie dans les pays de cette région du monde soit soutenue et aidée et qu’elle ne se sente plus abandonnée comme elle le fut pendant des années.

La diplomatie algérienne à travers ses ambassades et consulats ne s’occupait que du strict nécessaire, autrement dit un travail administratif. Les Algériens établis à l’étranger, que ce soit aux États-Unis, au Canada, en Europe et au proche et Moyen-Orient étaient souvent livrés à eux-mêmes. Leurs contacts avec les représentations diplomatiques de leur pays étaient très réduits. Par exemple s’ils demandaient à un des fonctionnaires de l’ambassade ou éventuellement d’un consulat une intervention discrète pour un investissement dans le pays d’accueil pour ceux qui sont en mesure d’intervenir financièrement ou économiquement dans ce pays ce dernier leur fait souvent comprendre qu’il ne pouvait rien faire pour eux, alors qu’il a toute latitude de le faire. Il en est également de même quand un ressortissant légalement établi dans un de ces pays a maille à faire avec la justice de ce pays, celui-ci se retrouve seul à répondre devant la justice de ce pays sans obtenir le concours de l’ambassade, ne serait-ce que par l’appel à un avocat chargé de le défendre. Il y a aussi le dernier épisode vécu par la diaspora algérienne lors de la pandémie. Des centaines de nos ressortissants désirant retourner dans leur pays avaient été coincés dans les aéroports des pays où ils séjournaient. Leurs appels aux ambassades pour dépêcher des avions pour les ramener chez eux restaient vains. Ce qui faisait dire à notre communauté algérienne vivant à l’étranger que l’État, le leur, les a abandonnés depuis longtemps. Ce ressentiment de nos compatriotes résidant à l’étranger, le président de la république l’a ressenti et a décidé d’agir sans tarder. Depuis qu’il est au sommet de l’État il a fait de la diaspora algérienne son cheval de bataille. Il a commencé à mettre de l’ordre dans le corps diplomatique. Tous ceux qui se contentaient de faire de la figuration en se la coulant douce ont été rappelés à Alger. La nomination de RamtaneLamamrafait partie de la stratégie du président qui veut définitivement en finir avec l’inertie d’une diplomatie, en perte de vitesse. Ainsi le nouveau ministre a installé auprès de lui une équipe de conseillers chargés par lui de donner à notre diplomatie cette vigueur qui lui a fait défaut depuis des lustres. La tâche de ces conseillers qui seront placés au niveau des ambassades de pays où existe une diaspora algérienne consiste à venir en aide à celle-ci dans tous les domaines de son séjour dans le pays où celle-ci réside. Le volet économique est omniprésent. En effet beaucoup de nos compatriotes possédant ou non une double nationalité ont réussi à prospérer dans les pays où ils se trouvent. La mission de ces conseillers consiste à faire le lien avec leur pays d’origine en les encourageant à investir dans des projets en Algérie qui leur permettent de gagner de l’argent en Algérie, sans pour autant renoncer à leur statut de résidant à l’étranger. Les nouvelles lois économiques votées par le parlement algérien rendent possible de telles interventions. Concernant le volet civil qui concerne plutôt les ressortissants algériens disposant d’un titre de séjour l’accent est actuellement mis sur leur protection juridique qui ont un lien avec le droit international. En ce qui concerne une partie de nos ressortissants qui avaient détourné de l’argent public et qui ont fui à l’étranger, la diplomatie algérienne a reçu l’ordre de les poursuivre juridiquement en coopérant avec les juridictions des pays qui les ont accueillis. Si ces pays ont signé un accord d’extradition les diplomates doivent tout faire pour hâter le processus d’extradition vers leur pays où ils doivent être jugés. Si ce n’est pas le cas ces mêmes diplomates doivent engager des procédures judiciaires dans le pays d’accueil de ces fuyards en engageant une armée d’avocats pour intenter un procès en civil dans le seul but est de gagner celui-ci en récupérant ce qui a été volé au pays ou du moins la partie qui en reste avec la possibilité d’une saisie de biens qui deviendront la propriété de l’ambassade d’Algérie en attendant une liquidation ou une location de ces biens dont le montant est transféré en Algérie.

Ces nouvelles actions ont été répétées avec insistance par le président de la république au cours de plusieurs rencontres avec le corps diplomatique algérien. La dernière réunion en date a été celle de mardi dernier et elle visait nos ambassadeurs établis dans les pays arabes et en Iran. Elle était importante car beaucoup de nos compatriotes sont établis en Arabie saoudite, au Qatar, au Koweït et aux Émirats arabes unis. Beaucoup d’entre eux ont réussi et représentent pour l’Algérie un atout économique important surtout si celui-ci établit un lien avec le pays d’origine.

 

 

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