Élections locales:
Taux de participation pas surprenant

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La campagne électorale n’a pas soulevé d’enthousiasme. Cela les autorités le prévoyaient mais contrairement au dernier scrutin qui avait été organisé par l’ancien régime politique, l’État n’est pas intervenu. Il a laissé le cours normal des choses et celui-ci reflète la vérité et cette vérité laisse penser que les citoyens ont aujourd’hui bien des préoccupations, l’élévation du niveau de vie, entre autres et les difficultés de se hisser à un niveau décent dans une société de plus en plus émancipée qui ne veut plus rester en marge de la modernité. Or ces élections locales ont laissé les citoyens sur leur faim. L’absence de programmes locaux sont la cause de l’abstention. Ceux qui se sont déplacés pour aller voter ont pour la plupart un âge avancé. Les jeunes quant à eux ont boudé le scrutin. Pour eux et ils nous l’ont dit quand on a interrogé quelques-uns un maire remplaçant l’autre cela n’a aucun intérêt. Des étudiants nous ont dit ceci « Ce qu’on aimerait c’est une participation effective des citoyens dans les affaires de la commune et cela commence dans les quartiers. » De tels propos démontrent que les gens, particulièrement les jeunes sont très politisés. Ils aimeraient que les habitudes changent et ils seraient partants si on leur donnait l’occasion. Or pour eux ce n’est pas le cas d’où leur désintéressement.

Reproduire le schéma électoral tel qu’il a toujours existé depuis des décennies ne résoudra pas le problème de la participation. Pour l’État il y a aujourd’hui urgence à réformer le code communal en donnant à la commune qui est l’institution de base de la république un statut d’autonomie intégral et en renforçant la participation citoyenne à l’échelon communal. Un maire indépendant de toute tutelle qui serait élu sur de engagements formulés auprès des électeurs c’est mieux qu’un choix d’une photo au milieu de tas d’autres où l’anonymat demeure. Dans toutes les élections de municipalités dans des pays qui se sont engagés dans un choix démocratique, les maires ou toute appellation qu’on leur donne selon chaque pays ont un rôle considérable à jouer et ils rivalisent d’ardeur. Cela donne forcément des résultats, bons ou mauvais. Qu’importe car ils sont responsables de ce qu’ils font dans leurs communes ; Ce n’est malheureusement pas le cas en Algérie où les maires n’ont pratiquement aucun pouvoir car c’est le wali qui le détient. Tous les présidents d’APC qui ont terminé leurs mandats disent tous la même chose « Nous n’avons pas ce pouvoir auquel nous avions cru au moment de recevoir notre écharpe de maire. En fait nous ne faisions que de la figuration » Cette vérité, maintes fois affirmée n’a pourtant pas changé les choses.

À présent que le pays aspire au changement pour avancer plus loin dans le développement économique, social et culturel, un changement de stratégie dans la réforme des institutions s’impose plus que jamais, car c’est dans l‘ordre des choses surtout en ce qui concerne la base de la république car c’est à travers elle que cette Algérie nouvelle, expression de la souveraineté démocratique et sociale se construira.

 

 

 

 

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